Questions fréquentes

Paramètres et normes

L'eau et le TFA, que faut-il savoir ?

1. Qu’est-ce que le TFA ? 

Le TFA ou acide trifluoroacétique est une substance perfluorée (PFAS) à très courte chaîne. 

Le TFA est utilisé dans de nombreuses applications industrielles (il s’agit d’un acide fort) et pour la production de molécules fluorées.

Le TFA peut se retrouver dans divers compartiments de l’environnement (eau, air, sols, etc) par :

  • son rejet direct dans l’environnement ;
  • la dégradation de plusieurs milliers de PFAS rejetés dans l’environnement, dont certains gaz fluorés présents dans l’atmosphère ou certains pesticides fluorés utilisés en agriculture.

2. Pourquoi se préoccuper du TFA ? 

Selon certaines études, les grandes mobilité et persistance font du TFA une molécule présente partout dans l’environnement. 

Il n’existe pas à ce jour ni recommandation sanitaire en fonction du niveau d’exposition, ni réglementation régionale, nationale ou même européenne ayant trait à l’eau destinée à la consommation humaine.

Pour comprendre la situation en Wallonie, il est nécessaire de disposer préalablement d’un état des lieux exhaustif de la teneur en TFA dans l’eau destinée à la consommation humaine.  

3. Existe-t-il une norme pour le TFA dans l'eau du robinet?

Il n’existe actuellement aucune limite légale pour le TFA dans les eaux de surface et les eaux souterraines, aussi bien au niveau régional, que national ou même européen.

Dans un communiqué du 7 août 2024, la Commission européenne précise que les effets sur la santé du TFA sont en cours d’évaluation par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), sur base des connaissances scientifiques les plus récentes. En fonction de cette évaluation, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) pourrait émettre des recommandations concernant les concentrations en TFA dans l'eau potable

4. Quelle est la teneur en TFA de l’eau du robinet en Wallonie ? 

La SWDE a coordonné, à la demande du gouvernement wallon, une campagne de prélèvement et d'analyses pour dresser u n état des lieux de la présence ou non de TFA dans l'eau de distribution sur tout le territoire wallon.  Les résultats de ce monitoring régional sont disponibles en ligne sur le site du Service Public de Wallonie

Les résultats de ce monitoring concernant votre zone de distribution sont également accessibles dans le rapport en ligne sur la qualité de votre eau du robinet (voir : https://www.swde.be/fr/comment-connaitre-la-composition-de-mon-eau-du-robinet )

Ils ne remettent pas en cause la potabilité de l'eau, selon l'avis transmis par le Conseil Scientifique Indépendant PFAS (CSI) sollicité par le gouvernement wallon

En effet, le CSI PFAS « propose à l’unanimité d’utiliser comme valeur guide à ne pas dépasser la concentration de 2.200 ng/L de TFA dans le réseau d’eau potable wallon si seul le TFA est présent dans l’échantillon d’eau en question. 

La limite maximale pour la somme des 20 PFAS à 100 ng/L reste d’application en parallèle à cette recommandation pour le TFA. La valeur indicative pour le TFA dans l’eau potable proposée par le CSI sert donc de valeur consultative qui pourra être utilisée par l’autorité compétente (SPW-ARNE). Un dépassement de cette valeur guide ne remet pas en cause la potabilité de l’eau mais nécessite un plan de surveillance accru afin d’identifier la source de contamination au TFA et de l’éliminer ».

Le 17 octobre 2024, le Gouvernement wallon a adopté cette valeur guide de 2.200 ng/L de TFA.

5. Comment détecte-t-on les TFA dans l’eau destinée à la consommation humaine ? 

La détection du TFA dans l'eau destinée à la consommation humaine nécessite des techniques analytiques sensibles et spécifiques en raison des faibles concentrations auxquelles il peut être présent. 

La technique HPLC-MS/MS est la technique de choix pour le dosage du TFA dans l’eau. Elle combine une séparation du TFA des autres molécules présentes dans l’eau par chromatographie liquide à haute performance (HPLC) et la détection par spectrométrie de masse en tandem (MS/MS) pour une mesure très sensible et spécifique.

6. Comment élimine-t-on les TFA dans l’eau destinée à la consommation humaine ? 

Les techniques conventionnelles utilisées dans le traitement de l’eau de distribution (comme la chloration ou la filtration) ne sont pas efficaces pour éliminer le TFA. Il est nécessaire de recourir à des techniques plus avancées comme l’osmose inverse. Cette technologie onéreuse est consommatrice d’énergie et d’eau. De plus, la gestion du concentrat de TFA retiré de l’eau pose question pour le respect de l’environnement. 

L'eau et les chlorates, que faut-il savoir?

Que sont les chlorates ?

Les chlorates sont des composés chimiques formés principalement à partir du chlore utilisé dans le processus de désinfection de l'eau potable. Lors de ce traitement de désinfection, des chlorates peuvent se former comme sous-produits indésirables.

Quelles sont les normes pour les chlorates dans l’eau de distribution ? 

La directive européenne 2020/184 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine définit une norme pour le chlorate pouvant osciller entre 0,25 et 0,70 mg/l (milligramme par litre). En Wallonie, cette norme a été fixée à 0,25 mg/l. Les distributeurs ont jusqu’au 12 janvier 2026 pour respecter cette nouvelle limite.

Y a-t-il des chlorates dans l’eau du robinet ?

Oui, il peut y avoir des chlorates dans l'eau du robinet, mais généralement en très faibles concentrations. Les chlorates sont des sous-produits qui se forment lors de l'utilisation de chlore pour désinfecter l'eau potable. Le chlore est couramment utilisé dans le traitement de l'eau pour tuer les bactéries et autres agents pathogènes. Toutefois, lorsque le chlore se dégrade, des chlorates peuvent se former.

La présence de chlorates dans l’eau du robinet est-elle contrôlée ?

Oui, les distributeurs doivent contrôler la présence de chlorates dans l'eau du robinet depuis le mois de janvier 2024. La SWDE effectue donc des analyses régulières pour surveiller et ajuster les traitements de l’eau si nécessaire pour respecter la future norme de 0,25 mg/l (milligramme par litre) de chlorates.

Comment les chlorates sont-ils détectés dans l’eau de distribution ? 

Les laboratoires en charge du contrôle de la qualité des eaux en Wallonie utilisent la technique de la chromatographie ionique pour analyser les chlorates dans l'eau. Elle permet de séparer les différents ions présents dans l'échantillon d'eau, puis de les mesurer séparément, y compris le chlorate. Cette méthode est très sensible et permet de détecter les chlorates à des concentrations faibles, bien en dessous des limites réglementaires.

Quelles solutions sont déployées en cas de présence de chlorates ?

La gestion de la teneur en chlorates dans l'eau de distribution repose principalement sur le niveau de la chloration de l'eau et sur la qualité du réactif utilisé :

  1. Réduire la chloration de l'eau, sans compromettre son efficacité en matière de désinfection.
  2. Utiliser des produits de chloration de haute qualité. La qualité du chlore se dégrade avec le temps, entraînant la formation de chlorates. Cette dégradation est accélérée par la température et l'exposition à la lumière.
Y a-t-il des pesticides dans l’eau du robinet ?

Les normes européennes réglementant le taux de pesticides dans l’eau du robinet (et appliquées en Belgique) sont nettement plus sévères que les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé. En Wallonie, on autorise seulement la présence de 1/10 de millième de milligramme par litre d’eau (0,1 µg/l) par substance et 1/2 millième de milligramme par litre d’eau (0,5 µg/l) toutes substances confondues.

Mise en regard de la consommation de plusieurs autres aliments de la vie courante, la quote-part de l’apport en pesticides par l’eau du robinet est infime.
 

Voir la qualité de l'eau pour mon adresse

 

Légionellose : quels sont les risques ?

La légionellose est une maladie potentiellement mortelle provoquée par une bactérie, la Legionnella, assez répandue dans la nature. On en trouve en faible quantité dans la plupart des eaux de surface. C’est dans l’eau tiède stagnante (± 40°C) qu’elle prolifère le plus. Au-delà de 60°C, elle ne résiste pas et meurt relativement rapidement.

En savoir plus :

Légionellose : quels sont les risques ?

L’eau et l’amiante, que faut-il savoir ?

1.Risque sanitaire

1.Est-ce que je peux boire l’eau du robinet ? 

L’eau distribuée par la SWDE répond à l’ensemble des normes sanitaires européennes et wallonnes.

2.Quel est le risque d’ingérer de l’amiante ? Risque-t-on les mêmes pathologies qu’en inhalant de l’amiante ? 

Si le risque lié à l’inhalation de l’amiante est clairement identifié depuis des décennies, il n’en est pas de même pour l’ingestion de l’amiante pour lequel le risque n’est pas avéré en l’état des connaissances. A ce jour, il n’existe ni norme européenne, ni législation wallonne en la matière, ce qui s’explique par les conclusions rassurantes des études scientifiques et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

3.Est-ce que l’eau du robinet peut contenir de l’amiante ? 

Rarement et dans des quantités infimes. 90% des canalisations du réseau de la SWDE ne sont pas en amiante-ciment mais dans d’autres matériaux (acier, fonte ductile, fonte grise, PVC, polyéthylène, etc).

Le risque que l’eau contienne des fibres d’amiante est donc nul lorsque l’eau circule dans des canalisations qui ne sont pas en amiante-ciment. 

Lorsque l’eau circule au travers d'une canalisation en amiante-ciment, il est possible, dans des conditions très particulières, que des fibres d’amiante se libèrent dans l’eau. Le cas échéant, les quantités libérées sont infinitésimales.

4.Qu’est-ce qui permet de dire que les conduites en amiante-ciment ne provoquent pas la présence d’amiante dans l’eau du robinet ? 

Les diverses analyses que la SWDE fait mener par un laboratoire accrédité au niveau du robinet de ses clients conduisent à une absence de détection de fibre d’amiante. 

5.Est-ce que les conduites en amiante-ciment représentent un risque pour la santé ?

Selon les connaissances scientifiques actuelles, les teneurs en fibre d’amiante retrouvées dans l’eau ne constitueraient pas un danger pour la santé. C’est pourquoi l’Union européenne n’a pas adopté de réglementation en la matière. 

Par l’arrêté du 1er juin 2023 modifiant diverses dispositions en ce qui concerne la qualité de l'eau destinée à la consommation humaine, la Wallonie a choisi d’aller plus loin en édictant une valeur guide à 1 million de fibres par litre selon une méthode dérivée de NFX 43-050 dont la limite de quantification devra être inférieure ou égale à 10 000 fibres par litre.

Les Etats-Unis ont établi une norme sanitaire à 7 millions de fibres par litre. 

La SWDE n’a jamais rencontré de telles teneurs dans les analyses d’eau qu’elle réalise suite à des prélèvements réalisés au robinet de ses clients.

6.Est-ce que je peux inhaler de l’amiante à cause de l’eau du robinet ? 

Dans certaines conditions, l’eau destinée à la consommation humaine peut se retrouver sous forme d’aérosol (air des douches, …) et dès lors être inhalée en très faible quantité. La teneur en fibre d’amiante dans l’eau de distribution étant nulle ou particulièrement faible, la quantité de fibre d’amiante inhalée serait donc infinitésimale.

7.L’usure des conduites en amiante-ciment ne va-t-elle pas provoquer encore plus de rejets d’amiante dans l’eau ? 

La SWDE suit l’évolution de notre réseau de canalisation en amiante-ciment au travers de campagnes d’analyse ciblées. Si une usure anormale de nos conduites devait mettre en danger la sécurité sanitaire de nos clients, la SWDE mettrait tout en œuvre afin de les renouveler en priorité.

8.Est-ce que les eaux de toiture, de citerne ou de puits peuvent contenir de l’amiante ? 

Les eaux qui rencontrent directement des matériaux en amiante-ciment pourraient, dans certaines conditions, contenir des fibres d’amiante. Par exemple, si le matériau en amiante-ciment est friable (dégradé par les variations de température entre l’hiver et l’été) et que l’eau qui rentre en contact avec l’amiante-ciment présente des propriétés agressives (ce qui est caractéristique des eaux de pluie), alors il est possible que l’eau récoltée contienne des fibres d’amiante.

Le risque que des eaux de pluie récoltées contiennent de l’amiante est donc beaucoup plus élevé que celui pour l’eau de distribution. 

9.La SWDE fait-elle des analyses dans toutes les communes ? 

Il y a des communes où il n’y a pas de canalisation en amiante-ciment. Il n’est donc pas utile d’effectuer des contrôles spécifiques en ces lieux. Depuis le mois de septembre 2023, la SWDE soutenue par la région Wallonne a pris l’initiative d’effectuer un contrôle de la qualité de l’eau au niveau de chaque commune desservie par la SWDE et présentant une partie du réseau en amiante-ciment. 

10.Est-ce que je peux demander une analyse gratuitement ? 

La SWDE prend en charge les demandes particulières d’analyse dans le cadre de la campagne de prélèvement en cours, tant qu’elles permettent une représentativité. 

Si la demande ne peut s’inscrire dans une campagne d’analyse, le client peut effectuer une demande de contrôle de la qualité de l’eau à ses frais auprès d’un laboratoire spécialisé. 

11.Quel est le traitement pour éliminer l’amiante de l’eau ? 

Les teneurs en fibre d’amiante sont nulles ou infinitésimales dans l’eau de distribution. Il n’est donc pas nécessaire de traiter l’eau

12.Pourquoi faire des contrôles aux bouches d’incendie et pas seulement au robinet des clients ? 

Le seul point de conformité de l’eau destinée à la consommation humaine est le robinet de la cuisine de nos clients.;

 Dans le cadre d’une étude interne menée en 2018, nous avons effectué des contrôles de la qualité de l’eau à la fois au niveau de bornes d’incendie mais également au niveau du compteur et du robinet de la cuisine de nos clients. Les prélèvements effectués au niveau des bornes d’incendie ne permettent pas d’obtenir une image représentative de la qualité de l’eau distribuée à nos clients. 

Désormais, nos campagnes de prélèvement ciblent les robinets de nos clients afin d’obtenir une image représentative de l’eau consommée par nos clients. 

13.Pourquoi l’amiante observée aux bouches d’incendie ne se retrouve-t-elle pas au robinet d’après vos contrôles ? 

Les bornes d’incendie présentent un volume mort entre la canalisation et la sortie de la bouche d’incendie. L’eau contenue dans le volume mort est stagnante et des particules peuvent s’y loger. Lorsque nous effectuons des prélèvements au niveau des bornes d’incendie, il se peut que l’échantillon prélevé ne soit pas représentatif de l’eau réellement distribuée à nos clients car une partie de l’eau prélevée est de l’eau stagnante avec la présence de certaines particules dont des fibres d’amiante.

Le seul point de conformité de l’eau destinée à la consommation humaine est le robinet de la cuisine de nos clients. Dans le cadre d’une étude interne menée en 2018, nous avons effectué des contrôles de la qualité de l’eau à la fois au niveau de bornes d’incendie mais également au niveau du compteur et du robinet de la cuisine de nos clients. Les prélèvements effectués au niveau des bornes d’incendie ne permettent pas d’obtenir une image représentative de la qualité de l’eau distribuée à nos clients. Désormais, nos campagnes de prélèvement ciblent les robinets de nos clients afin d’obtenir une image représentative de l’eau consommée par nos clients. 

14.Est-ce qu’il est dangereux de laver son linge avec de l’eau du robinet contenant de l’amiante ? 

La teneur en fibre d’amiante dans l’eau est, le cas échéant, infinitésimal. Il n’est donc pas dangereux de laver son linge avec de l’eau de distribution qui serait acheminée par des canalisations en amiante-ciment car le risque de retrouver des fibres d’amiante sur son linge est très limité.

2. Information

15.Pourquoi avoir caché les analyses d’eau positives à l’amiante ?

Les analyses d’eau qui indiquent la présence de fibre d’amiante dans l’eau n’ont pas été cachées. Les analyses positives n’ont pas fait l’objet d’une communication spécifique parce qu’elles ne portaient pas sur l’eau au robinet des clients. La SWDE a communiqué toutes ces données en toute transparence quand elles lui ont été demandées.

16.Quelle information allez-vous donner ? Allez-vous publier vos nouvelles analyses ? 

La SWDE mène en ce moment une nouvelle campagne de contrôle de la qualité de l’eau. Les résultats obtenus sont communiqués aux communes et à la Région wallonne. 

17.Est-ce que je vais être prévenu s’il y a de l’amiante dans mon eau du robinet ? 

Si les campagnes d’analyse que nous menons mettent en évidence un risque sanitaire pour nos clients, une communication spécifique serait effectuée auprès des clients concernés.

18.Pourquoi avoir caché la présence de conduites en amiante-ciment ? 

La SWDE n’a jamais fait mystère de la présence de conduites en amiante-ciment. L'onglet FAQ de son site internet (swde.be rubrique « Questions fréquentes ») aborde ouvertement le sujet depuis de nombreuses années.

19.Pourquoi ne pas communiquer les rues où se trouvent précisément ces conduites ?

Dans son système de cartographie informatisée, la SWDE dispose de la nature (matériau) de l’ensemble des conduites de ses réseaux en ce compris celles en amiante-ciment. La cartographie exacte des canalisations n’est pas communiquée pour des raisons d’intégrité du réseau et de sécurité publique. Ni un schéma, ni une liste de rues ne sont représentatifs d’un risque lié à la qualité de l’eau puisqu’elle circule dans les canalisations sachant, par exemple, qu’il peut y avoir plusieurs matériaux de conduites dans la même rue.

3. Conduites

20.Pourquoi y a-t-il des conduites en amiante-ciment ?

Au lendemain de la IIe Guerre mondiale (1940-1945), la demande en matériaux de construction est énorme et c’est l’époque où nombre de petites et moyennes communes s’équipent d’un réseau d’eau potable. Les tuyaux en amiante-ciment produits en Belgique constituent une alternative innovante par rapport aux matériaux fort demandés que sont l’acier et la fonte grise. Outre le fait d’être plus légères, les conduites en amiante-ciment présentaient des caractéristiques intéressantes de résistance à la compression, à la traction et à la flexion de même qu’une absence de corrosion interne qui, avec des canalisations métalliques, peut provoquer au fil du temps des phénomènes d’eau colorée. 

Plus aucune conduite en amiante-ciment n’est posée depuis la fin des années 70.

21.Où sont posées les conduites en amiante-ciment ? 

La répartition de ce type de canalisation au travers du territoire wallon n’est pas uniforme, certaines communes disposant d’un réseau composé par de l’asbeste-ciment à raison de plusieurs dizaines de pourcents, d’autres n’en n’ayant pas du tout. 

Dans son système de cartographie informatisée, la SWDE dispose de la localisation, de la nature (matériau) et d’autres caractéristiques comme le diamètre, la date de pose, … de l’ensemble des conduites de ses réseaux en ce compris celles en asbeste-ciment. 

cartographie amiante

22.Comment la SWDE connaît la nature des conduites de distribution ? 

Lors des travaux de pose de canalisations, un plan de repérage est dressé en fin de chantier. Il reprend tous les éléments constitutifs du réseau (conduites, vannes, bouches d’incendie, …) qui sont repérés soit par rapport à des éléments visibles au sol, soit par des levés topographiques qui en permettent la géolocalisation. Toutes ces informations sont transcrites dans le système d’informations géographiques (SIG) de la SWDE. 

23.Pourquoi ne pas avoir déjà remplacé systématiquement toutes ces conduites ? - Pourquoi ne pas faire un plan spécifique de remplacement urgent des conduites en amiante-ciment ? -  Quel est votre plan de remplacement de ces conduites pour les années à venir ? Combien de km allez-vous remplacer dans les 5 ans qui viennent ?

Il n’y a pas lieu de programmer un remplacement systématique des conduites en amiante-ciment plutôt que tout autre matériau dès lors qu’aucune étude scientifique n’a pu démontrer jusqu’à présent que l’ingestion par voie orale des fibres d’amiante éventuellement présentes dans l’eau potable aurait une incidence sur la santé et que cette conclusion est confirmée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS),

D’une manière générale, l’amiante-ciment est insensible à la corrosion interne et à la corrosion par les courants vagabonds. 

La stratégie de remplacement des conduites de la SWDE intègre le paramètre « amiante ». La SWDE utilise un outil multicritères pour définir les priorités de renouvellement, en prenant en compte notamment la nature des conduites et leur âge. La SWDE investit 100 millions € chaque année dans le renouvellement de ses infrastructures, dont plus de 60 millions € pour les canalisations.

24.Par quoi sont remplacées les conduites en amiante-ciment ? 

Les nouvelles conduites mères posées dans les réseaux sont principalement en fonte ductile et en PVC et plus rarement en polyéthylène électrosoudable ou en acier. 

25.Quelles mesures prend la SWDE pour gérer des chantiers avec de l’amiante ? 

La SWDE adopte une politique dynamique et régulière en faveur de la protection des travailleurs lors des travaux en présence d’asbeste. Elle a mis en place des pratiques professionnelles strictes et sûres en cas de découpe de canalisations en asbeste ciment. Sur la base de procédure et de modes opératoires internes, elle dispense annuellement des formations au personnel sur les risques relatifs à l'amiante lequel dispose, en outre, d’un manuel rappelant les précautions à prendre envers les intervenants et les riverains immédiats du chantier lors des interventions ainsi que d’un kit d’équipement de protection individuel à usage unique.

Par ailleurs, la SWDE informe aussi ses sous-traitants par le biais du Plan de Prévention Santé Sécurité (PPSS) joint aux cahiers des charges qui régissent les marchés. Elle leur dispense également des séances de formation sur les risques relatifs à l'amiante et les précautions à prendre. 

Enfin, le SIPPT (Service Interne pour la Prévention et la Protection au Travail) et les lignes hiérarchiques de la SWDE réalisent tout au long de l’année des visites de chantier à l’occasion desquelles une liste prédéfinie de points de sécurité sont contrôlés. L'usage du « kit amiante » est notamment un point récurrent de la cotation laquelle est suivie au titre d’objectif pour ses équipes d’intervention. 

26.Les clients à proximité d’un chantier avec de l’amiante sont-ils prévenus ?

Les dispositions prises sur les chantiers pour éviter les projections de fibres d’amiante dans l’air environnant telles que l’utilisation de scies lentes et l’arrosage permanent de la découpe ainsi que l’emplacement en tranchée, à l’abri du vent, ne nécessitent pas que la population soit informée. 

Par contre, les chantiers de ce type font obligatoirement l’objet d’une notification à la Direction régionale compétente du Bien-être au travail (SPF Emploi, Travail et Concertation sociale) afin de leur permettre de vérifier que la législation et notamment, les mesures de protection des travailleurs sont respectées et correctement mises en œuvre. 

27.Faut-il faire couler l’eau du robinet plus que de coutume après un chantier de remplacement d’une conduite en amiante-ciment ? 

Après une intervention sur le réseau, lors de la remise en service, les fontainiers effectuent des purges via les bouches ou les bornes d’incendie pour éliminer l’eau trouble ou colorée qui est inévitablement générée par le chantier. 

D’une manière générale, quelle que soit la nature de la canalisation, il est conseillé de faire couler l’eau du robinet quelques instants pour éliminer l’eau trouble ou colorée qui aurait pu s’introduire dans les raccordements et que les purges en voirie n’auraient pas permis d’évacuer. Il n’y a pas de raison de le faire plus abondamment lors d’interventions sur des conduites en asbeste-ciment.  

28.Où vont les déchets d’amiante évacués de vos chantiers de remplacement de conduites en amiante-ciment ?

L’évacuation des déchets de matériaux contenant de l’amiante fait l’objet d’une législation qui est reprise dans les modes opératoires appliqués au sein de la SWDE. Dès le départ du chantier, les déchets sont conditionnés dans des contenants spécifiques avec les équipements de protection individuelle utilisés par le personnel. Ils sont collectés par une firme agréée pour être éliminés dans des centres eux-mêmes agréés pour ce type de déchet. 

29.Lorsque des chantiers d’autres gestionnaires de voirie ou de réseau concerneront des voiries où se trouvent des conduites en amiante-ciment, est-ce que la SWDE saisit cette opportunité pour remplacer ces conduites ? 

Lors de chantiers de gestionnaires de voirie ou d’autres concessionnaires d’installations dans le sous-sol, dans le cadre de la législation sur la coordination des chantiers (POWALCO), la SWDE examine systématiquement la pertinence du renouvellement de ses conduites. Ce seul élément n’est toutefois pas suffisant pour décider de procéder à un renouvellement. 

Le choix s’effectue sur la base d’un outil multicritères qui permet d’objectiver la décision quel que soit le matériau de la conduite. Une attention particulière est portée sur les chantiers dont la nature risquerait de fragiliser les canalisations en asbeste-ciment. 

30.Est-ce qu’une commune ou la Région peut vous imposer le remplacement d’une conduite en amiante-ciment si elle prend en charge les frais ? 

Bien que le réseau soit la propriété de la SWDE et que les renouvellements de conduites s’opèrent objectivement à l’aide d’un outil de priorisation multicritères, rien n’empêche une commune ou la Région de financer un remplacement de canalisation. Sa réalisation ne pourrait toutefois s’envisager qu’en en confiant la maitrise d’œuvre à la SWDE et dans le respect de ses prescriptions techniques.

31.Pourquoi peut-on parfois détecter des fibres d’amiante lors de prélèvements sur les bouches d’incendie alors qu’on n’en retrouve pas au robinet des clients ? 

Les bouches ou les bornes d’incendie constituent des éléments particuliers du réseau. Leur emplacement en dérivation de la conduite et leur configuration font qu’elles s’assimilent à autant de petits « culs de sac » d’eau stagnante où des fibres peuvent aller se loger et rester piégées pour être libérées lors d’opérations de purge du réseau.

amiante et BI
amiante et BI

 

Y a-t-il du plomb dans l'eau du robinet?

La présence de plomb dans l’eau potable fait l'objet d'une attention particulière. L’Union Européenne a fixé, fin 2013, une teneur maximale en plomb dans l’eau du robinet de 10 µg/l.

Nous mettons tout en œuvre pour respecter cette norme. 

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter la page " Du plomb dans l'eau du robinet ? "

L'eau et les métabolites de pesticides, que faut-il savoir ?

 

1.Que sont les métabolites de pesticides ?

Les métabolites sont des molécules chimiques issues de la dégradation des pesticides utilisés en agriculture ou par le particulier.

On distingue les métabolites dits "pertinents" et "non pertinents" en fonction de leurs propriétés. Un métabolite "pertinent" est une molécule qui, par ses activités ou propriétés toxiques, est considérée de la même manière qu'un pesticide classique. Un métabolite "non pertinent" a une activité altérée de manière à ne pas présenter de toxicité. Les métabolites non pertinents ne conservent ni la même activité de leur susbtance parent ou ne font pas peser un risque sanitaire pour les consommateurs.

2.Dans quels produits trouve-t-on des métabolites de pesticides ?

Les métabolites n'existent pas à l'état naturel, tout comme les pesticides dont ils sont issus. Ces derniers proviennent de l'industrie pétrochimique et sont utilisées tant dans le domaine de l’agriculture que par les particuliers.

3.Les métabolites sont-ils dangereux pour la santé ?

Certains métabolites peuvent être reconnus comme toxiques. Ils sont alors traités comme des métabolites pertinents et donc soumis à des normes. 

Les données de toxicité sur les métabolites non pertinents sont très peu nombreuses. Ils sont monitorés à titre préventif.

4.Pourquoi retrouve-t-on les métabolites dans l’environnement ?

Une fois épandus dans l'environnement, les pesticides se dégradent. Une partie se convertit en métabolites. Ces derniers sont pour la plupart mobiles et persistants et par conséquent peuvent être retrouvés dans différents matrices d'eaux, comme les eaux de surface ou souterraines.

Pour plus de renseignements : Pesticides dans les eaux souterraines - État de l'environnement wallon

5.Quelles sont les normes en métabolites dans l’eau de distribution ? 

L’arrêté du Gouvernement wallon du 1er juin 2023 prévoit les normes suivantes : 

métabolites

6.Y a-t-il des métabolites non pertinents dans l’eau du robinet ?

Les contrôles complets prévus en 2024 permettront de répondre à la question de la présence des métabolites non pertinents dans l’eau du robinet. Les résultats seront ainsi mis progressivement à disposition des clients de la SWDE au travers de la consultation de la fiche sur la qualité d’eau disponible sur le site internet et avec leur facture annuelle. Cela complètera l’information déjà disponible sur le total des pesticides.  

7.Comment les métabolites de pesticides sont-ils détectés dans l’eau de distribution ? 

L'analyse des métabolites s'effectue en utilisant des appareils de laboratoire performants. La technologie utilisée est celle de la chromatographie liquide à haute performance (HPLC) couplée à la spectrométrie de masse (MS-MS). Cette technique permet de séparer, d’identifier et de quantifier les métabolites.

8.Quelles solutions sont déployées en cas de présence de métabolites ? 

Les solutions doivent être analysées au cas par cas. D’une part, il peut être procédé à un mélange avec une autre ressource en eau pour diminuer la teneur en (métabolite) de pesticide dans l’eau de distribution. D’autre part, il existe des solutions de traitement d’eau, notamment la filtration sur charbon actif. 

Le charbon actif présente un fort pouvoir adsorbant, c’est-à-dire qu’il retient à sa surface certaines molécules (dont les métabolites de pesticides) qui entrent en contact avec lui.
L’efficacité du traitement par charbon actif est surveillée et évaluée au cours du temps. Le charbon actif subit un traitement de régénération dès que son sa capacité d’adsorption commence à décroître.

9.Quelle information est prévue en cas de dépassement de la norme en matière de métabolites de pesticides ?  

Un dépassement de la norme en matière de (métabolites) de pesticides est traité comme pour tout évènement portant atteinte à la qualité de l’eau de distribution.

La Région wallonne ne formule pas de recommandations sanitaires.

10.Quelle est la réglementation pour les autres aliments ?

Pour plus de renseignements sur la législation européenne et fédérale concernant le contrôle des résidus de pesticides dans les denrées alimentaires cliquez sur le lien suivant vers le site de l'AFSCA 

 

L'eau et les PFAS, que faut-il savoir?
Les PFAS dans l'eau de distribution

1. L’eau de distribution est-elle potable ?

Une eau distribuée est potable dès lors qu'elle répond à des exigences de qualité définies à l'échelon européen, puis transcrites dans la législation de chaque Etat membre. Et donc, oui, l’eau de distribution en Wallonie est potable dans le sens où elle répond aux normes sanitaires arrêtées par la Région wallonne. Ces normes font régulièrement l’objet de révisions comme cela vient d’être le cas notamment concernant les PFAS. 

À ce jour, le niveau de PFAS sur l’ensemble des réseaux de la SWDE est en-dessous de la valeur paramétrique (norme de potabilité) de 100 nanogrammes par litre (ng/l).

2. Quelles sont les normes en PFAS dans l’eau de distribution ?

Les normes concernant les PFAS dans l’eau de distribution sont récentes. Vu l’évolution des connaissances scientifiques, le 16 décembre 2020 une directive européenne 2020/2184 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine a imposé de respecter à partir de 2026 une valeur paramétrique de 100 nanogrammes (c’est-à-dire 1/10.000.000ème de gramme) par litre pour la somme des concentrations mesurées de 20 PFAS spécifiquement identifiés dans la directive.

A titre de comparaison, les teneurs maximales de PFAS dans des denrées alimentaires sont établies comme suit

        Denrée                                                                                       somme des 4 PFAS*

  • Œufs                                                                                                          1.700 ng/kg
  • Chair de poisson destinée à l’alimentation des nourrissons        2.000 ng/kg
  • Viandes                                                                                                     1.300 ng/kg
  • Gibiers                                                                                                       9.000 ng/kg

* PFOS, PFOA, PFNA et PFHxS

En ce qui concerne le lait, l’Agence Fédérale pour la sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) émet une recommandation de 6.000 nanogrammes/kg pour le PFOS et de 60.000 nanogrammes/kg pour le PFOA. Pour plus de renseignements ici.

3. Y a-t-il une norme en vigueur en Wallonie en matière de PFAS dans l’eau ?

Oui depuis le 20 février 2025. 

Anticipant l’échéance européenne du 12 janvier 2026, le Gouvernement wallon a adopté un arrêté le 20 février 2025 prévoyant que, dès cette date, les mesures nécessaires soient prises pour garantir que la teneur en PFAS ne dépasse pas 100 nanogrammes/litre dans les eaux destinées à la consommation humaine.

En outre, au-delà de la directive 2020/2184, le législateur wallon prévoit que « le fournisseur s'efforce de ne pas dépasser au point de distribution, au plus tard le 12 janvier 2028, la valeur cible de 0,004 µg/l {c’est-à-dire 4 nanogrammes/litre} pour la somme des quatre substances suivantes : acide perfluoroctanoïque (PFOA), acide perfluorononanoïque (PFNA), acide perfluorohexane sulfonique (PFHxS) et acide perfluorooctane sulfonique (PFOS) ».

4. On a souvent comparé les normes américaines avec celles de l'Union européenne. Quelles sont ces normes ? 

Jusqu’il y a peu, il n’y avait pas de norme aux Etats-Unis pour les PFAS dans l’eau du robinet. L’EPA – L’Agence américaine de Protection de l’Environnement – avait émis une recommandation pour 2 PFAS : le PFOS et le PFOA. Les distributeurs d’eau américains étaient libres de l’appliquer ou non.

Depuis le 10 avril 2024, l’EPA a émis une norme.  Les distributeurs d’eau américains ont un délai de 3 ans maximum pour s’y conformer. Cette norme porte sur 5 substances pour lesquelles l’EPA établit une valeur seuil à ne pas dépasser et une recommandation : 

 

Seuil ng/l

Recommandation ng/l

PFOA

4

0

PFOS

4

0

PFHxS

10

10

PFNA

10

10

HFPO-DA

10

10

De son côté, l’Union européenne instaure à partir de 2026 un seuil de 100 nanogrammes par litre pour la somme des concentrations de 20 PFAS (dont les PFOA, PFOS, PFHxS et PFNA).               

L’Agence Européenne de la Santé (EFSA) recommande par ailleurs de ne pas dépasser une valeur de 4 nanogrammes par litre pour la sommes des 4 Pfas dits « les plus préoccupants », a savoir les PFOA, PFOS, PFHxS et PFNA.  Dans la norme américaine, le seuil pour la somme des mêmes 4 Pfas est fixé à 28 nanogrammes par litre.
 

Les PFAS dans l'eau distribuée en Wallonie

CHIÈVRES

5. L’eau distribuée à Chièvres respecte-t-elle la norme PFAS de 100 nanogrammes/litre ?

Oui, comme les analyses d'un laboratoire accrédité en attestent, l’eau distribuée à Chièvres respecte non seulement la législation actuelle en matière de qualité de l’eau mais également la norme PFAS de 100 nanogrammes/litre.

6. Quelle solution a été mise en place pour diminuer le taux de PFAS constaté au puits P1 de Chièvres ?

La SWDE a installé, sur le site de captage du puits P1 de Chièvres, un traitement de filtration sur charbon actif. Le charbon actif présente un fort pouvoir adsorbant, c’est-à-dire qu’il retient à sa surface certaines molécules (dont les PFAS) qui entrent en contact avec lui.

L’efficacité du traitement par charbon actif est surveillée et évaluée au cours du temps. Le charbon actif subit un traitement de régénération dès que sa capacité d’adsorption commence à décroitre.

7. Pourquoi n’y a-t-il pas zéro PFAS dans l’eau ?

Le traitement au charbon actif de l’eau du puits de Chièvres permet de réduire fortement les concentrations en PFAS. Il reste une teneur en PFAS 4 fois inférieure à la norme de 100 nanogrammes par litre.

8. Est-ce que les PFAS les plus préoccupants sont encore présents dans l’eau du robinet ?

Non. Les analyses font apparaître des valeurs pour le PFOA, PFNA, PFHxS et le PFOS inférieures à un nanogramme par litre.

L’eau distribuée à Chièvres respecte non seulement la réglementation mais également les recommandations sanitaires qui sont encore plus strictes.

La recommandation de l’EFSA (l’autorité européenne de sécurité sanitaire) prévoit que la concentration cumulée des 4 molécules PFAS les plus préoccupants ne dépasse pas 4 nanogrammes/litre.

A Chièvres, les concentrations mesurées pour les 4 PFAS les plus préoccupants sont inférieures à un nanogramme par litre, c’est-à-dire en-dessous des limites de détection des appareils de mesure.

9. Pourquoi les valeurs publiées aujourd'hui pour Chièvres ont baissé par rapport à celles figurant dans les rapports publiés précédemment ?

Toutes les valeurs publiées depuis novembre sont en dessous de la norme de 100 nanogrammes par litre.

Les données disponibles sur le site internet de la SWDE pour les PFAS représentent une valeur médiane pour les résultats des analyses réalisées depuis septembre 2023, date du démarrage du monitoring régional. 

Les valeurs publiées précédemment pour Chièvres et, plus largement, la zone de distribution n°1098 étaient la valeur médiane des résultats enregistrés au cours des 12 derniers mois.  Elles englobaient donc également les analyses faites avant la mise en place des filtres à charbon actif à la sortie du captage de Chièvres et étaient donc peu représentatives de la situation actuelle. 

Les valeurs publiées pour les PFAS continueront donc à évoluer. Elles seront représentatives de la qualité de l'eau consommée par les citoyens.  

10. Pourquoi ne pas abandonner le puits de Chièvres et, à la place, utiliser une autre source d’alimentation en eau ?

L’utilisation du puits de Chièvres a été fortement réduite. Il ne peut être mis à l’arrêt que temporairement car il est nécessaire pour garantir la continuité de l’alimentation en eau. C’est pourquoi la SWDE a investi dans un traitement de filtration sur charbon actif au captage de Chièvres pour garantir une eau qui respecte les normes en matière de PFAS.

Le château d'eau de Chièvres est alimenté par le puits de Chièvres et l’adduction de la Dendre. L’eau provenant du puits de Chièvres est intégralement traitée par du charbon actif. 

La SWDE étudie la possibilité de trouver une solution ou des solutions structurelles pour se dispenser du puits de Chièvres. 

11. Que se passe-t-il en cas d’arrêt temporaire du puits de Chièvres ?

Le puits de Chièvres est mis à l’arrêt quelques heures lors du remplacement des filtres à charbon actif. Le château d’eau est rempli au maximum préalablement pour assurer la continuité de l’alimentation en eau.

12. Quelle est l’origine de la présence de PFAS dans le puits de distribution de Chièvres ?

L’origine de la présence de PFAS dans le puits de distribution de Chièvres n’est pas établie à ce jour. En effet, les PFAS sont des substances diffuses et persistantes, présentes dans un grand nombre de produits, notamment dans des mousses d'extinction d'incendie fluorées. Ces mousses anti-incendie étaient souvent utilisées sur les bases militaires. Il est possible dès lors que la contamination provienne de la base militaire de Chièvres, située à proximité.

L’ISSeP (Institut Scientifique de Service Public) a été chargé par le Gouvernement wallon de procéder aux recherches nécessaires pour identifier l’origine des PFAS dans le puits de Chièvres.

 

RONQUIÈRES

13. Est-ce que l’eau est potable à Ronquières ?

Oui, l’eau est potable à Ronquières. Elle respecte la législation en vigueur en matière de qualité, ainsi que la norme de 100 nanogrammes/litre.

14. Y a-t-il un dépassement de la norme de 100 nanogrammes/litre dans l’eau distribuée à Ronquières ?

Un résultat isolé en novembre 2023 a fait apparaître un dépassement de la norme de 100 nanogrammes/litre dans l’eau distribuée à Ronquières. La procédure légale de vérification et de surveillance accrue a été activée. D’une part, les mêmes échantillons ont été réanalysés: leurs résultats sont en deçà des 100 ng/l. D’autre part, de nouveaux prélèvements ont été réalisés et les résultats des analyses révèlent des teneurs en PFAS inférieures aux 100 ng/l. Ces résultats sont en phase avec ceux communiqués par Vivaqua quant au Feeder du Hainaut. 

La valeur médiane depuis ce 22 février 2024  est de 82 ng/l.  Des analyses seront encore effectuées régulièrement à Ronquières. Cette valeur médiane continuera donc à évoluer.

15. Est-ce que la teneur en PFAS dans l’eau de Ronquières va diminuer ?

La SWDE recherche des solutions techniques pour faire en sorte que la teneur en PFAS dans l’eau de distribution diminue. Elle reste en contact à ce sujet avec la commune de Braine-le-Comte, Vivaqua et les autorités régionales.

Vivaqua a informé avoir récemment remplacé les charbons actifs pour traiter l’eau d’une batterie de puits. La société d'eau bruxelloise a confirmé opérer une gestion pour être à 75 ng/l à la sortie d’Ecaussinnes. 

 

LE FEEDER DU HAINAUT

16. Qu'est-ce que le Feeder du Hainaut ? 

Le Feeder du Hainaut est une adduction de Vivaqua qui part de ses captages à Nimy et Ghlin. Il remonte jusqu’à la région bruxelloise. Vivaqua fournit cette eau à la SWDE, IDEA, in BW, De Watergroep et Farys pour alimenter une partie de leurs réseaux de distribution. 

La SWDE est raccordée au Feeder du Hainaut de Vivaqua pour l’alimentation en eau des zones de distribution 1102, 1106, 1147 et 1360. Les communes concernées en tout ou en partie sont Braine-l’Alleud, Braine-le-Château, Braine-le-Comte (Ronquières – voir point précédent), Ecaussinnes, Ittre, Le Roeulx (quelques raccordements), Seneffe (quelques raccordements), Soignies (quelques raccordements) et Tubize.

Quelle est la zone de distribution dans laquelle vous vous situez ? Quelle est la qualité de l'eau qui y est fournie ? Comment consulter les rapports d'analyse complets ?  Rendez-vous sur cette page pour comprendre la voie à suivre pour avoir une réponse à ces trois questions.

17. L’eau en provenance du Feeder du Hainaut de Vivaqua est-elle conforme à la norme en matière de PFAS ?

Vivaqua s’engage à livrer une eau respectant les normes en vigueur en Wallonie, en ce compris l’instruction ministérielle du 30 novembre 2023 de respecter d’ores et déjà la norme de 100 ng/l pour la somme de 20 PFAS.

Vivaqua confirme l’absence de dépassement de ce seuil dans le cadre des analyses hebdomadaires depuis 2023.

Une procédure de vérification a été menée en novembre 2023 et en février 2024 suite à la réception de résultats d’analyse isolés (un résultat en novembre 2023 à Ronquières et 3 résultats en janvier 2024, plus précisément 2 à Virginal et 1 à Tubize) ont fait apparaître un dépassement de la norme de 100 nanogrammes/litre dans l’eau distribuée. 

D’une part, les mêmes échantillons ont été réanalysés. Leurs résultats sont en deçà des 100 ng/l. D’autre part, de nouveaux prélèvements ont été effectués. Les résultats des analyses révèlent des teneurs en PFAS inférieures aux 100 ng/l. Ces résultats sont en phase avec ceux communiqués par Vivaqua quant au Feeder du Hainaut. 

18. Pourquoi un biomonitoring régional pour les personnes alimentées en eau en Wallonie par le Feeder du Hainaut 

L’eau distribuée aujourd’hui présente partout une teneur en PFAS inférieure à la norme. C’est également le cas pour l’eau en provenance du Feeder du Hainaut de Vivaqua.

Le monitoring général des eaux de distribution en Wallonie, réalisé entre septembre et décembre 2023, a montré que les teneurs en PFAS de l’eau en provenance du Feeder du Hainaut de Vivaqua sont plus élevées en moyenne que celles observées dans l’eau distribuée dans la majorité des autres zones de distribution, tout en respectant la norme PFAS. 

En décembre 2023, Vivaqua a informé les autorités régionales et la SWDE d'un dépassement à 10 reprises de la norme de 100 ng/l pour la somme de 20 PFAS entre octobre 2021 et décembre 2022. Le dépassement le plus élevé a été mesuré à 147 ng/l. 

C’est pourquoi, à l’instar de ce qui a été fait dans d’autres zones où des dépassements de la norme PFAS ont été constatés par le passé, la Wallonie a décidé de permettre aux personnes qui auraient consommé une eau fournie par le Feeder du Hainaut de Vivaqua de participer à un biomonitoring (une campagne de prélèvements et d'analyses sanguines).

 

EN WALLONIE

19. Comment les PFAS sont-ils détectés dans l’eau de distribution ?

L’analyse des PFAS s’effectue en utilisant des appareils de laboratoire performants. La technologie utilisée est la chromatographie liquide à haute performance (HPLC) couplée à la spectrométrie de masse (MS). Cette technique permet de séparer, identifier et quantifier les PFAS dans les échantillons.

Les niveaux de concentration recherchés sont particulièrement faibles. Ils nécessitent des équipements performants et une grande rigueur lors de l’analyse, vu que ces substances également présentes dans les laboratoires peuvent perturber les résultats finaux.  

A ce jour, il n’existe pas de laboratoire accrédité en Wallonie pour analyser les 20 PFAS prévus par la réglementation. Les analyses de la SWDE sont actuellement effectuées par un laboratoire situé en Allemagne.

20. Y a-t-il des PFAS dans l’eau du robinet en Wallonie ?

En 2018, a été finalisée une étude commanditée par la Région wallonne et menée par un consortium de laboratoires dont la SWDE fait partie. Les résultats sont disponibles sur le site internet du service public wallon (Programmes de recherche IMHOTEP et BIODIEN - Directive-cadre sur l'Eau en Wallonie - SPWARNE © HB). Les conclusions de cette étude étaient rassurantes quant à la probabilité de retrouver des PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine.

Un dépassement de la norme PFAS de 100 nanogrammes/litre a été observé au puits de Chièvres jusque début 2023. Suite à la mise en service de deux unités de filtre à charbon actif afin de traiter les eaux provenant de ce puits, l’eau qui alimente le château de Chièvres répond depuis avril 2023 aux exigences en matière de teneur maximale admissible en PFAS.

En septembre 2023, le Gouvernement wallon a décidé de lancer un monitoring des PFAS dans l’eau de distribution sur l’ensemble du territoire wallon.

21. Qu’est-ce que le monitoring régional PFAS dans l’eau de distribution ?

Le 5 septembre 2023, la SWDE a été chargée par le Gouvernement wallon de coordonner des analyses des teneurs en PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine et dans certaines eaux brutes potabilisables partout en Wallonie.

Ce travail se fait en collaboration avec le SPW-ARNE et l’ensemble des distributeurs d’eau. 

22. Quel est l’objectif du monitoring régional PFAS dans l’eau de distribution ?

Les objectifs du monitoring sont multiples :

  1. dresser un état des lieux exhaustif de la teneur en PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine (au niveau du robinet), ainsi que dans certaines eaux brutes potabilisables;
  2. exercer une surveillance permanente de la teneur en PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine;
  3. sur base des résultats obtenus, identifier le ou les captages en eau responsables de le présence de PFAS dans l’eau du robinet;
  4. mettre à disposition les résultats obtenus aux distributeurs d’eau pour qu’ils prennent les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité sanitaire des consommateurs.

23. Quels sont les résultats du monitoring régional ?

Le monitoring régional PFAS a commencé en septembre 2023.

Depuis le 27 novembre 2023, la SWDE dispose des résultats sur l'ensemble de son réseau (278 zones de distribution). L'intégralité du réseau de la SWDE respecte la norme en matière de PFAS (100 ng/l) qui entrera en vigueur en janvier 2026.

Le 11 décembre 2023, les résultats pour l'ensemble des 640 zones de distribution en Wallonie sont disponibles. 

L’administration wallonne de l’environnement a mis en ligne le 12 avril 2024 un état des lieux disponible via le lien suivant : Etat des lieux monitoring PFAS dans les eaux distribuées

24. Les résultats PFAS dans l’eau de distribution sont-ils disponibles ?

Les résultats sur la qualité de l’eau sont mis à disposition par les distributeurs.

La SWDE met en ligne depuis plusieurs années les rapports d’analyse de la qualité d’eau. Ils viennent d’être complétés avec la valeur médiane en PFAS au regard de la norme de 100 nanogrammes/litre pour tous les réseaux qu’elle gère.

25. Comment consulter les résultats disponibles ?

Si votre distributeur est la SWDE, voici comment vous pouvez consulter les résultats des analyses selon votre localisation

Si vous n'êtes pas raccordé au réseau de la SWDE, nous vous conseillons de prendre contact avec votre distributeur d'eau afin qu'il puisse vous renseigner.

26. Quelle information est prévue en cas de dépassement de la norme PFAS de 100 nanogrammes/litre ?

La SWDE applique désormais la norme PFAS comme si elle était déjà en vigueur. La commune et les clients concernés sont informés si un résultat d’analyse fait apparaître un dépassement de la norme PFAS de 100 nanogrammes/litre. 

27. Quelles sont les recommandations sanitaires en cas de dépassement de la norme PFAS de 100 nanogrammes/litre ?

Depuis le 14 novembre 2023 en cas de dépassement du seuil de 100 nanogrammes/litre, la Région wallonne recommande aux habitants concernés de ne plus consommer l’eau de distribution. En raison du potentiel perturbateur endocrinien de certains PFAS et du principe de précaution, cette recommandation est renforcée plus particulièrement pour les publics-cibles suivants : enfants et adolescents de moins de 18 ans, femmes en âge de procréer, femmes enceintes et allaitantes.

Sur base de l’avancée des connaissances scientifiques, les autorités sanitaires compétentes préciseront ces recommandations (alternatives à l’eau de distribution, différents usages de l’eau du robinet, etc). La FAQ mise à disposition de la Région wallonne sera complétée à ce sujet. Elle peut être consultée sur PFAS - Portail Environnement-Santé (wallonie.be).

28. Quelles solutions sont déployées en cas de présence de PFAS dans l’eau de distribution ?

Des traitements adaptés existent et sont efficaces pour limiter la présence des PFAS dans l’eau distribuée, dont le traitement de filtration sur charbon actif.

Le charbon actif présente un fort pouvoir adsorbant, c’est-à-dire qu’il retient à sa surface certaines molécules (dont les PFAS) qui entrent en contact avec lui.

L’efficacité du traitement par charbon actif est surveillée et évaluée au cours du temps. Le charbon actif subit un traitement de régénération dès que son sa capacité d’adsorption commence à décroitre.

La SWDE n'a pas attendu la crise des PFAS pour installer des filtres à charbon actif. Des sites de captage en sont déjà équipés, parfois depuis des décennies. La SWDE continue à investir régulièrement dans cette technique et dans d’autres traitements (par exemple, la nanofiltration) nécessaires pour rendre l’eau potable.

Les priorités sont fixées conformément aux analyses prévues dans le cadre de la gestion des risques sanitaires. 

L'utilisation de filtres à charbon actif pour rendre l'eau potable est une pratique courante dans de nombreux pays, y compris la Belgique. Ces filtres sont efficaces pour éliminer divers contaminants organiques, produits chimiques et mauvais goûts et odeurs de l'eau, la rendant ainsi plus sûre et plus agréable à boire. 

29. Pouvons-nous nous faire confiance aux résultats des analyses communiqués par la SWDE sur les teneurs en PFAS dans l’eau de distribution ?

Toutes les analyses d’eau communiquées par la SWDE sont effectuées par un laboratoire accrédité ISO 17025. 

L’ISO 17025 est une norme internationale qui reconnaît la compétence des laboratoires à produire des résultats valides.

Par conséquent, tous les résultats communiqués par la SWDE de manière transparente via son site Internet sont tout à fait fiables.

Concernant les PFAS, aucun laboratoire wallon n’est actuellement capable d’analyser lui-même la somme de 20 PFAS. Ce sont donc des laboratoires étrangers qui effectuent les analyses de la teneur en PFAS dans l’eau de distribution.

LES PFAS

30. Que signifie PFAS ?

PFAS est l’acronyme anglais de « substances per- et polyfluoroalkylées ». Il s’agit d’une large famille de molécules regroupant près de 10.000 composés chimiques. Le point commun de ces composés est qu’ils sont tous composés d’une chaîne d’atomes de carbone sur laquelle des atomes de fluor ont été ajoutés.

31. Dans quels produits trouve-t-on des PFAS ?

Les PFAS ne sont pas des substances naturelles. Elles sont fabriquées par l’industrie chimique pour leurs propriétés particulières comme, par exemple, leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes, résistantes aux fortes chaleurs, etc. C’est la raison pour laquelle ces substances ont été largement utilisées dans des produits du quotidien comme, par exemple, les poêles, les vêtements imperméables, des papiers et emballages à usage alimentaire ou encore les mousses pour éteindre les incendies.

32. Les PFAS sont-ils dangereux pour la santé ?

Vu la grande diversité des molécules composant la famille des PFAS, les informations disponibles sur la toxicité de ces substances sont limitées à un petit nombre de molécules les plus communément utilisées.

Des effets toxicologiques de certains PFAS sur le foie, le système immunitaire, les reins, le système reproducteur… ont été rapportés chez les animaux. Des effets similaires ont été observés chez l’humain.

Les connaissances scientifiques concernant les effets sur la santé continuent à s’enrichir progressivement.

Pour plus d'informations à ce sujet : http://environnement.sante.wallonie.be/pfas

33. Pourquoi retrouve-t-on les PFAS dans l’environnement ?

En chimie, la liaison entre un atome de carbone et de fluor est extrêmement résistante, ce qui signifie une faible dégradation naturelle et donc une grande rémanence des PFAS dans l’environnement.

Cette persistance couplée à une large utilisation par l’industrie et les particuliers depuis les années 1950 fait que les PFAS s’accumulent partout dans l’environnement, notamment dans l’eau, au cours du temps.

L'eau et les perchlorates, que faut-il savoir?

Que sont les perchlorates ?

Les perchlorates sont des molécules chimiques persistantes utilisées dans plusieurs procédés industriels (propulsion, explosif, production de gaz, etc.).

Y a-t-il une norme en Wallonie en matière de perchlorates dans l’eau de distribution ? 

Le Code de l’eau définit une norme pour le perchlorate de 15 µg/l (microgramme par litre). Les distributeurs ont jusqu’au 12 janvier 2028 pour respecter cette nouvelle limite.

Y a-t-il des perchlorates dans l’eau du robinet ?

Oui, il peut y avoir des perchlorates dans l'eau du robinet, mais généralement en très faibles concentrations. En Wallonie, la présence de perchlorates est d’origine historique. En effet, ils peuvent se retrouver dans l’environnement suite à l’ancienne utilisation des engrais importés du Chili sur les cultures de betterave. La présence de perchlorates est également liée aux bombardements durant les guerres où le perchlorate était utilisé comme explosif.

Comment les perchlorates sont-ils détectés dans l’eau de distribution ? 

Plusieurs techniques existent pour doser les perchlorates. Le laboratoire de la SWDE dose les perchlorates par chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse ou « HPLC/MS-MS ».

Quelles solutions seront déployées en cas de présence de perchlorates?

Les solutions doivent être analysées au cas par cas. Il peut être procédé à un mélange avec une autre ressource en eau pour diminuer la teneur en perchlorate dans l’eau de distribution. Il existe également des solutions de traitement d’eau sur résine échangeuse d’ions pour éliminer les perchlorates.

Quelle information est prévue en cas de dépassement de la future norme en matière de perchlorates dans l’eau de distribution ?

Un dépassement de la future norme sera traité comme pour tout évènement portant atteinte à la qualité de l’eau de distribution. La Région wallonne ne formule pas de recommandation sanitaire particulière.

Quelle est la réglementation pour les autres aliments ?

Pour plus de renseignements à ce sujet, vous pouvez consulter le site du Service public fédéral (https://www.health.belgium.be/fr/alimentation/securite-alimentaire/contaminants-chimiques/contaminants-environnementaux/perchlorate.

 

 

 

 

L'eau et le chlorure de vinyle monomère, que faut-il savoir?

Qu’est-ce que le chlorure de vinyle monomère ?

Le chlorure de vinyle monomère (CVM) est un composé chimique formé de chlore, carbone et hydrogène. Il pourrait se trouver dans l’eau de distribution à cause de son relargage par des conduites d’eau en PVC d’avant les années 1980.

Quelle est la norme pour le chlorure de vinyle monomère dans l’eau de distribution ? 

Depuis plus de 20 ans, la norme pour le chlorure de vinyle monomère est de 0,50 µg/l (microgramme par litre). 

Y a-t-il du chlorure de vinyle monomère dans l’eau du robinet ?

Très rarement et dans des quantités infinitésimales. Aucun dépassement de la norme n’a été observé. 

La présence de chlorure de vinyle dans l’eau du robinet est-elle contrôlée ?

Oui, les analyses réalisées en Wallonie font apparaître une concentration en chlorure de vinyle inférieure à la limite de quantification de la méthode (0,10 μg/l) qui est, elle-même, bien inférieure à la valeur paramétrique de 0,5 μg/l. 

Ces résultats ne sont pas publiés sur notre site internet car ils concernent des tronçons de conduites et non des zones de distribution à l’échelle desquelles la qualité de l’eau est présentée.

Comment le chlorure de vinyle est-il détecté dans l’eau de distribution ? 

Les laboratoires utilisent la méthode accréditée suivant la norme NBN EN ISO 15680 :2003 (Qualité de l’eau – Dosage par chromatographie en phase gazeuse d’un certain nombre d’hydrocarbures aromatiques monocycliques, du naphtalène et de divers composés chlores par dégazage, piégeage et désorption thermique). 

Quelles solutions pourraient être déployées en cas de détection de chlorure de vinyle ?

Il y aurait lieu de remplacer les tuyaux PVC par d’autres matériaux (fonte grise, PVC sans CVM, etc.) pour éliminer la source de contamination. 

 

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