Recharge hivernale : les réserves sont là !
La mi-mai est une date importante dans l'agenda des producteurs d'eau potable en Wallonie; celle où l'on peut évaluer le niveau des volumes d'eau disponibles dans les nappes phréatiques et les réserves de surface pour affronter la période plus sèche du printemps et de l'été.
Nous sortons en effet de la période de « recharge hivernale ».
Durant l'automne et l'hiver, avec l'effet conjugué des précipitations plus abondantes et l'absence d'évapo-transpiration (grosse consommatrice d'eau) compte tenu des températures plus basses et d'une végétation au repos, les volumes « entrants » sont plus abondants que les volumes « sortants ».
Grâce à son climat maritime tempéré, la Wallonie a jusqu'à présent la chance de récupérer, durant la période de recharge, les volumes consommés. L'hiver 2025/2026 n'a pas failli à la règle. Sauf situations extrêmes, les réserves permettront d'assurer normalement la distribution d'eau durant les prochains mois.
Le premier indicateur pour faire l'état de la situation, c'est le bilan pluviomètrique de l'IRM. Comme on peut le voir ci-dessous, de fin décembre jusqu'à la mi-février, l'inquiétude était plutôt de mise. Le cimat frôlait la limite du « très sec ». Nous nous sommes bien rattrapés ensuite pour revenir au milieu de la zone normale.
« Aujourd’hui, les réserves sont globalement bien reconstituées – nous dit Marc Closset, expert en gestion des ressources en eau à la SWDE. De quoi aborder l’été avec davantage de sérénité, même si la vigilance reste indispensable face à des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents ».
Les mesures piézométriques effectués sur les masses d'eau montrent que la plupart se trouvent au même niveau, voire un peu plus, que le niveau moyen des cinq dernières années. Quant aux eaux de surface, le niveau des barrages – qui est régulé par ailleurs par le Service Public de Wallonie – est à sa cote opérationnelle normale.