L'aquathermie : une idée que la SWDE creuse pour réduire son empreinte carbone
Chaque année, la SWDE sollicite son personnel pour proposer des idées qui contribueraient par exemple à une gestion plus durable de nos ressources en eau, une amélioration de la biodiversité ou une réduction de nos émissions de CO2. Parmi les idées retenues cette année, celle de Julien, électromécanicien sur la zone Mons/Frameries de la SWDE : chauffer une partie des bâtiments grâce à l'aquathermie et réduire ainsi la consommation d'énergies fossiles. L'idée à été adoptée! Place à l'étude de faisabilité.
L'aquathermie consiste à récupérer, à l'aide d'une pompe à chaleur, les calories contenues dans une masse d'eau. En général, le système fonctionne en pompant l'eau stockée en sous-sol dans les nappes phréatiques. Rien n'empêcherait cependant de le faire avec des masses d'eau hors-sol.
Et justement, avec ses 1.350 réservoirs et châteaux d'eau, la SWDE stocke d'importantes quantités d'eau. Des stations de traitement comme la Transhennuyère à Gaurain-Ramecroix, le complexe de la Vesdre à Eupen ou Stembert - la Gileppe (voir photo) renferment chacune une réserve permanente de 10.000 m³ à une température globalement constante. Certains bâtiments de la SWDE se trouvent par ailleurs aux pieds de châteaux d'eau. Théoriquement c'est donc possible!
Sélectionné par le jury du concours annuel "Nos idées ont de la valeur", Julien a pu mûrir son idée pendant 3 jours d'ateliers qui ont permis par exemple, d'estimer que cela permettrait pour certains bâtiments de diviser par 4 les quantités de mazout utilisées pour le chauffage.
L'idée de Julien a franchit une nouvelle étape. L'équipe s'est renforcée avec des "confrères" de la SPGE qui planchaient eux sur un projet de riothermie pour récupérer les calories des eaux usées. Où cela pourra-t'-il être déployé, moyennant quels investissements et avec quelle rentabilité? C'est désormais tout l'objet de l'étude de faisabilité qui a démarré.