Questions fréquentes

Qualité de l'eau

Y a-t-il du plomb dans l'eau du robinet?

La présence de plomb dans l’eau potable fait l'objet d'une attention particulière. L’Union Européenne a fixé, fin 2013, une teneur maximale en plomb dans l’eau du robinet de 10 µg/l.

Nous mettons tout en œuvre pour respecter cette norme. 

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter la page " Du plomb dans l'eau du robinet ? "

Est-ce que je peux boire l’eau du robinet ?

L’eau que nous distribuons répond à l’ensemble des normes sanitaires européennes et wallonnes. Elle peut donc être bue sans restriction.

Eau rouge ou brune : que faut-il faire ?

L’eau potable contient à l’origine de faibles quantités de fer et de manganèse, susceptibles de se déposer dans les canalisations. En outre, les conduites en fonte subissent un phénomène de corrosion.  

Lorsque la vitesse de l’eau dans les canalisations change de manière importante, les dépôts de fer sont remis en mouvement. Dans ce cas, l’eau prend une coloration rouge-brune, peut présenter des dépôts colorés ou une odeur et saveur métallique. 

Cette eau n’est pas nuisible pour la santé, mais elle peut provoquer quelques désagréments, comme des taches sur le linge. Pour les faire disparaître, relavez immédiatement les vêtements encrassés. 

Que faire pour se débarrasser de cette coloration ?

  • Laissez couler l’eau quelques instants.
  • Après une absence prolongée, évacuez l’eau qui a stagné dans les conduites intérieures.

Si vous remarquez des taches sur votre linge, relavez immédiatement les vêtements encrassés.

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Est-il nécessaire d’installer des filtres pour améliorer la qualité de l’eau du robinet ?

L’eau distribuée par la SWDE est parfaitement potable. Cependant, le goût de l’eau peut changer selon les régions et selon le traitement apporté. Il n’est pas nécessaire de filtrer l’eau pour en améliorer la qualité. Par contre, si le goût de l’eau du robinet ne vous convient pas, vous pouvez bien entendu recourir à ces systèmes.

Vous pouvez consulter le Livre Bleu édité par Belgaqua pour tout savoir sur l’eau potable et l’assainissement des eaux usées.

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D'où provient l’eau du robinet ?

Selon son origine, on distingue l’eau souterraine et l’eau de surface.

L'eau souterraine est l’eau des précipitations qui s’est infiltrée dans le sous-sol. Elle est collectée de différentes manières :

  • à l’émergence des sources ;
  • par des galeries drainantes ;
  • par le forage d’un puits jusqu’à la nappe phréatique ;
  • par le pompage dans d’anciennes mines où l’eau s’est accumulée.

L’eau de surface est prélevée dans les rivières, canaux, ruisseaux, lacs et lacs de barrages.

Vous trouverez la provenance exacte de l'eau que vous consommez sur la quatrième page de votre facture de régularisation.

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D’où provient votre eau ?

Stations de traitement

À quels paramètres de qualité l’eau potable doit-elle satisfaire ? Qui fixe ces critères ?

L’eau de distribution doit satisfaire à de nombreux paramètres de qualité. Ceux-ci sont fixés par les normes du Code de l’eau wallon. L’eau provenant de notre réseau est analysée quotidiennement afin de vérifier sa conformité aux normes.  

Comment rincer efficacement les conduites de mon habitation ?
  1. Actionnez la chasse des WC.
  2. Prélevez 3 litres d’eau à chaque robinet (si possible en simultané).
  3. Nettoyez les filtres de vos robinets.
  4. Laissez coulez l’eau jusqu’à ce qu’elle soit claire à chaque robinet.

Attention, après une coupure d’eau, les conduites peuvent contenir beaucoup d’air. L’ouverture d’un robinet peut provoquer un « coup de bélier ». Pour éviter les dégâts, nous vous conseillons d’ouvrir, en premier lieu et prudemment, le robinet d’eau froide situé juste après le compteur.

Légionellose : quels sont les risques ?

La légionellose est une maladie potentiellement mortelle provoquée par une bactérie, la Legionnella, assez répandue dans la nature. On en trouve en faible quantité dans la plupart des eaux de surface. C’est dans l’eau tiède stagnante (± 40°C) qu’elle prolifère le plus. Au-delà de 60°C, elle ne résiste pas et meurt relativement rapidement.

En savoir plus :

Légionellose : quels sont les risques ?

Pourquoi l’eau du robinet a-t-elle parfois une odeur et un goût de chlore ?

Une désinfection efficace de l’eau du robinet est absolument nécessaire pour éviter que des maladies infectieuses, pouvant être mortelles ne puissent réapparaître. Des doses de chlore injectées dans l’eau à de très faibles quantités (sans danger pour la santé) permettent d’éviter sa contamination par des virus ou bactéries pathogènes, entre le site de production et votre robinet.

Un litre d’eau du robinet peut contenir au maximum un quart de milligramme de chlore.

Comme le chlore s'évapore à l'air libre (et pas dans les tuyauteries), son goût disparaît très vite si on laisse reposer l’eau dans une carafe ouverte.

Pourquoi l’eau venant du circuit d’eau chaude n’est-elle pas potable ?

Par eau chaude, on désigne l’eau provenant d’un chauffe-eau (boiler) ou du préparateur d’eau chaude combiné au chauffage central. Cette eau n’a plus la qualité de l’eau potable, même si elle est refroidie par la suite, car le réchauffement provoque de multiples modifications :

  • certaines bactéries profitent de la température favorable pour se multiplier, surtout dans les parties du circuit où l’eau est tiède plutôt que vraiment chaude ;
  • l’eau chaude accélère la corrosion, elle dissout plus facilement certaines substances des tuyauteries et peut donc contenir nettement plus de cuivre, de fer, de nickel, de zinc ou de plomb que l’eau froide.

Prenez donc toujours l’eau au robinet d’eau froide pour boire, cuisiner et même préparer des boissons chaudes. Si votre cuisine est équipée d’un robinet mélangeur, assurez-vous qu’il est en position “eau froide” et laisser s’écouler un peu d’eau avant de la consommer.

Plus d'information : Les bienfaits de l'eau du robinet

L’eau de la SWDE convient-elle pour remplir mon aquarium ?

Oui, l’eau du robinet convient pour la majorité des poissons d’aquarium. Il faut néanmoins prendre certaines précautions avec les espèces qui ont besoin d’une eau présentant des caractéristiques spécifiques. Il est recommandé de demander conseil à des spécialistes lorsque vous achetez vos poissons.
 

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Y a-t-il des pesticides dans l’eau du robinet ?

Les normes européennes réglementant le taux de pesticides dans l’eau du robinet (et appliquées en Belgique) sont nettement plus sévères que les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé. En Wallonie, on autorise seulement la présence de 1/10 de millième de milligramme par litre d’eau (0,1 µg/l) par substance et 1/2 millième de milligramme par litre d’eau (0,5 µg/l) toutes substances confondues.

Mise en regard de la consommation de plusieurs autres aliments de la vie courante, la quote-part de l’apport en pesticides par l’eau du robinet est infime.
 

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L’eau du robinet contient du calcaire, est-ce mauvais pour la santé ?

D’une manière générale, l’eau du robinet d’origine souterraine contient naturellement du calcaire. Lorsqu’elle s’infiltre, l’eau traverse plusieurs types de sols de natures géologiques différentes. Elle se charge alors en sels minéraux et en oligo-éléments, dont le carbonate de calcium.

Le calcaire dissous dans l’eau n’est pas néfaste pour la santé. Au contraire, il apporte le calcium indispensable à la croissance et nécessaire pour se prémunir de la décalcification.

Plus d'information : Installer un adoucisseur d’eau

L’eau de pluie peut-elle convenir pour certains usages domestiques ?

Vous pouvez utiliser l’eau de pluie pour vos chasses d'eau et pour arroser votre jardin. Certaines prescriptions urbanistiques imposent d’ailleurs l’installation de citernes d’eau de pluie en cas de construction neuve.

Toutefois, elle n’est pas potable et sa qualité n’est pas assez fiable pour l’hygiène corporelle régulière (bain, douche, brossage des dents, etc.).

Si vous installez un réseau d’eau de pluie chez vous, il est indispensable qu’il soit totalement et en permanence séparé du réseau d’eau potable afin d’éviter toute contamination de celui-ci.

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Clapet anti-retour

CertiIBEeau

L’eau a parfois un aspect laiteux temporaire. Qu’est-ce que c’est ?

L’aspect laiteux est dû à l’apparition de fines bulles d’air dans l’eau et non au calcaire. Le jeu de la lumière lui donne cet aspect laiteux caractéristique.

En moins d’une minute, les bulles d’air remontent à la surface et disparaissent. L’eau redevient alors parfaitement claire. Ce phénomène n’a aucune influence sur la qualité de l’eau.
 

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L’eau prélevée en milieu naturel est-elle potable à l’état brut ?

Quelle que soit sa provenance (souterraine ou de surface), l’eau prélevée ou captée dans le milieu naturel doit subir un traitement. Il est donc déconseillé de la boire à l’état brut.

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D’où provient votre eau ?

Stations de traitement

L'eau du robinet est-elle bonne à boire ?

L’eau du robinet est une eau bonne à boire. Néanmoins, en cas d'absence prolongée, laissez couler l'eau pendant quelques instants (et réservez-la à d’autres usages comme l’arrosage) avant de la boire. Une eau qui a stagné peut dissoudre certaines substances des tuyauteries. Si votre logement est encore équipé de conduites en plomb, cela peut être nocif pour votre santé.

Si l’eau sent le chlore, remplissez une carafe et attendez quelques minutes. Le chlore s'évaporera.

Plus d'information :

L’eau du robinet, une eau à boire

L’eau, votre partenaire santé

Quelle est la composition de mon eau du robinet ?

La composition de l’eau varie en fonction du moment et de l’endroit du captage dont elle provient. Il se peut que l’eau de votre robinet soit le produit d’un mélange d’eaux de diverses origines. Sa composition peut aussi dépendre du débit de chaque captage. Quelles que soient ces variations, l’eau potable sur notre réseau satisfait toujours aux normes légales.

 

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Quand dit-on que l’eau est agressive ? Provoque-t-elle la formation de rouille et accélère-t-elle la corrosion des canalisations ?

Plus une eau est riche en calcium et en magnésium, plus elle est dite « dure ». Inversement, une eau pauvre en calcaire est dite « douce ».

Une eau agressive est une eau douce associée à un pH acide.

L’eau agressive dégrade les conduites, en faisant disparaître la fine couche protectrice qui a pu se former au fil des ans sur la paroi intérieure des tuyauteries. Le métal est alors mis à nu et la corrosion peut apparaître. S’il s’agit de tuyaux en fer ou en acier, de la rouille peut se former. L’altération des tuyauteries en plomb comporte des risques pour la santé.

Nous veillons à fournir une eau non-agressive, dont la composition favorise la formation d’une mince couche protectrice de calcaire dans les conduites.

Les causes les plus fréquentes de corrosion dans une installation intérieure sont :

  • l’utilisation de matériaux de mauvaise qualité ;
  • un mauvais équilibre thermique des circuits de recirculation d’eau chaude sanitaire ;
  • l’utilisation d’adoucisseurs d’eau mal réglés ;
  • la présence de dépôts ou d’incrustations dans les conduites ;
  • la présence d’air dans les conduites ;
  • un mauvais placement ou l’utilisation de conduites de diamètre insuffisant (corrosion par érosion) ;
  • des courants électriques vagabonds.

Tous ces problèmes peuvent être évités lors de l’installation. C’est pour cette raison qu’il vaut mieux faire appel à un professionnel.

Plus d'information : Fuite d'eau : les bons réflexes

Que faire si l’eau du robinet a un goût de “renfermé” ?

En premier lieu, il faut connaître l’origine de ce goût de « renfermé » ou de moisi. Il peut provenir du réseau de distribution public ou des canalisations à l’intérieur de la maison. Pour le savoir, prélevez de l’eau immédiatement après le compteur au robinet d’arrêt. Si ce mauvais goût est présent au niveau du compteur, contactez-nous.

Si l’eau ne présente pas d’anomalie de goût ou d’odeur à l’entrée de l’immeuble, c’est que le problème provient de l’installation intérieure. Dans ce cas, une purge des canalisations intérieures devrait permettre le retour à une situation normale.

L’eau & l’amiante, que faut-il savoir ?

Est-ce que je peux inhaler de l’amiante à cause de l’eau du robinet ?  

Dans certaines conditions, l’eau destinée à la consommation humaine peut se retrouver sous forme d’aérosol (air des douches, etc.) et être inhalée en très faible quantité. La teneur en fibre d’amiante dans l’eau de distribution étant nulle ou particulièrement faible, la quantité de fibre d’amiante inhalée serait donc infinitésimale. 

Est-ce que je prends un risque en ingérant de l’amiante ? Risque-t-on les mêmes pathologies qu’en inhalant de l’amiante ?  

Si le risque lié à l’inhalation de l’amiante est clairement identifié depuis des décennies, il n’en est pas de même pour l’ingestion de l’amiante pour lequel le risque n’est pas avéré en l’état des connaissances. À ce jour, il n’existe ni norme européenne, ni législation wallonne en la matière, ce qui s’explique par les conclusions rassurantes des études scientifiques et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). 

Est-ce que les conduites en amiante-ciment représentent un risque pour la santé ?  

Selon les connaissances scientifiques actuelles, les teneurs en fibre d’amiante retrouvées dans l’eau ne constituent pas un danger pour la santé. En Europe et en Wallonie, il n’y a pas de norme sanitaire en ce qui concerne les fibres d’amiante. Les États-Unis ont établi une norme sanitaire à 7 000 000 de fibres par litre. Cette teneur n’a jamais été rencontrée dans nos analyses. 

Est-ce que les eaux de toiture, de citerne ou de puits peuvent contenir de l’amiante ?  

Les eaux qui rencontrent directement des matériaux en amiante-ciment pourraient, dans certaines conditions, contenir des fibres d’amiante. Par exemple, si le matériau en amiante-ciment est friable (dégradé par les variations de température entre l’hiver et l’été) et que l’eau qui entre en contact avec présente des propriétés agressives (ce qui est caractéristique des eaux de pluie), alors il est possible que l’eau récoltée contienne des fibres d’amiante. 
Le risque que des eaux de pluie récoltées contiennent de l’amiante est donc beaucoup plus élevé que celui pour l’eau de distribution. 

Est-ce que l’eau du robinet peut contenir de l’amiante ?  

Rarement et dans des quantités infimes. 
90% des canalisations de notre réseau ne sont pas en amiante-ciment mais dans d’autres matériaux (acier, fonte ductile, fonte grise, PVC, polyéthylène, etc.). 
Lorsque l’eau circule au travers d’une canalisation en amiante-ciment, il est possible, dans des conditions très particulières, que des fibres d’amiante se libèrent dans l’eau, mais ce sont des quantités infinitésimales. 

La SWDE fait-elle des analyses pour l'amiante dans toutes les communes ?  

Il y a des communes où il n’y a pas de canalisation en amiante-ciment. Il est donc inutile d’y effectuer des contrôles spécifiques. Nous effectuons un contrôle de la qualité de l’eau au niveau des communes présentant une partie du réseau en amiante-ciment. 

Les clients à proximité d’un chantier avec de l’amiante sont-ils prévenus ?  

Les dispositions prises sur les chantiers pour éviter les projections de fibres d’amiante dans l’air environnant telles que l’utilisation de scies lentes et l’arrosage permanent de la découpe ainsi que l’emplacement en tranchée, à l’abri du vent, ne nécessitent pas que la population soit informée.  

Par contre, les chantiers de ce type font obligatoirement l’objet d’une notification à la Direction régionale Contrôle du bien-être au travail (SPF Emploi, Travail et Concertation sociale) afin de permettre de vérifier que la législation et, notamment, les mesures de protection des travailleurs sont respectées et correctement mises en œuvre. 

Lors de chantiers d’autres gestionnaires de voirie ou de réseau qui concernent des voiries où se trouvent des conduites en amiante-ciment, est-ce que la SWDE saisit cette opportunité pour remplacer ces conduites ?  

Oui, nous examinons systématiquement la pertinence du renouvellement de nos conduites. Le choix s’effectue sur la base d’un outil multicritères qui permet d’objectiver la décision quel que soit le matériau de la conduite. Une attention particulière est portée sur les chantiers dont la nature risquerait de fragiliser les canalisations en asbeste-ciment. 

L’usure des conduites en amiante-ciment ne va-t-elle pas provoquer encore plus de rejets d’amiante dans l’eau ?  

Avec nos campagnes d’analyse, nous suivons l’évolution de notre réseau de canalisations en amiante-ciment. Si une usure anormale de nos conduites devait mettre en danger la sécurité sanitaire de nos clients, nous mettrions tout en œuvre afin de les renouveler en priorité. 

Où sont posées les conduites en amiante-ciment ?  

La répartition de ce type de canalisation sur le territoire wallon n’est pas uniforme. Certaines communes disposent d’un réseau composé par de l’asbeste-ciment à raison de plusieurs dizaines de pourcents, d’autres n’en n'ont pas du tout. Nous connaissons la localisation, la nature (matériau) et d’autres caractéristiques comme le diamètre, la date de pose, etc. de l’ensemble des conduites de nos réseaux, y compris de celles en asbeste-ciment. 

Où vont les déchets d’amiante évacués des chantiers de remplacement de conduites en amiante-ciment ?  

L’évacuation des déchets de matériaux contenant de l’amiante fait l’objet d’une législation qui est reprise dans les modes opératoires appliqués au sein de la SWDE. Dès le début du chantier, les déchets sont conditionnés dans des contenants spécifiques avec les équipements de protection individuelle utilisés par le personnel. Ils sont collectés par une firme agréée pour être éliminés dans des centres eux-mêmes agréés pour ce type de déchet. 

Pourquoi ne pas avoir déjà remplacé systématiquement toutes ces conduites ? Pourquoi ne pas faire un plan spécifique de remplacement urgent des conduites en amiante-ciment ? Quel est votre plan de remplacement de ces conduites pour les années à venir ? 

Il n’y a pas lieu de programmer un remplacement systématique des conduites en amiante-ciment dès lors qu’aucune étude scientifique n’a pu démontrer jusqu’à présent que l’ingestion par voie orale des fibres d’amiante éventuellement présentes dans l’eau potable aurait une incidence sur la santé et que cette conclusion est confirmée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). 
D’une manière générale, l’amiante-ciment est insensible à la corrosion interne et à la corrosion par les courants vagabonds.  
Notre stratégie de remplacement des conduites intègre le paramètre « amiante ». Nous utilisons un outil multicritère pour définir les priorités de renouvellement, en prenant en compte notamment la nature des conduites et leur âge. Nous investissons 100 millions € chaque année dans le renouvellement de nos infrastructures, dont plus de 60 millions € pour les canalisations. 

Pourquoi ne pas communiquer les rues où se trouvent précisément ces conduites ?  

La cartographie exacte des canalisations n’est pas communiquée pour des raisons d’intégrité du réseau et de sécurité publique. Ni un schéma, ni une liste de rues ne sont représentatifs d’un risque lié à la qualité de l’eau puisqu’elle circule dans les canalisations sachant, par exemple, qu’il peut y avoir des conduites en différents matériaux dans la même rue. 

Pourquoi ne pas faire des analyses plus régulières de la présence ou non d’amiante ?  

L’amiante dans l’eau n’est pas un paramètre normé. Il n’y a donc pas de fréquence de contrôle définie. Cependant, nous menons de notre propre initiative des campagnes d’analyse en des points pertinents de notre réseau afin de suivre l’évolution de notre réseau. 

Pourquoi peut-on parfois détecter des fibres d’amiante lors de prélèvements sur les bouches d’incendie alors qu’on n’en retrouve pas au robinet des clients ?  

Les bouches ou les bornes d’incendie constituent des éléments particuliers du réseau. Leur emplacement en dérivation de la conduite et leur configuration font qu’elles s’assimilent à autant de petits « culs de sac » d’eau stagnante où des fibres peuvent aller se loger et rester piégées, pour être libérées lors d’opérations de purge du réseau. 

Pourquoi y a-t-il des conduites en amiante-ciment ?  

Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, la demande en matériaux de construction est énorme et c’est l’époque où nombre de petites et moyennes communes s’équipent d’un réseau d’eau potable. Les tuyaux en amiante-ciment produits en Belgique constituent une alternative innovante par rapport aux matériaux fort demandés que sont l’acier et la fonte grise. Outre le fait d’être plus légères que ces derniers, les conduites en amiante-ciment présentaient des caractéristiques intéressantes de résistance à la compression, à la traction et à la flexion de même qu’une absence de corrosion interne qui, avec des canalisations métalliques, peut provoquer au fil du temps des phénomènes d’eau colorée. 
Plus aucune conduite en amiante-ciment n’est posée depuis la fin des années 70. 

Quel est le traitement pour éliminer l’amiante de l’eau ?  

Les teneurs en fibre d’amiante sont nulles ou infinitésimales dans l’eau de distribution. Il n’est donc pas nécessaire de traiter l’eau pour en éliminer l’amiante. 

Quelle information allez-vous donner ? Allez-vous publier vos nouvelles analyses ?  

En décembre 2022, la SWDE a effectué des prélèvements au robinet d'habitants à Frasnes-Lez-Anvaing et à Wanze.  Les analyses n'ont révélé la présence d'aucune trace de fibres d'amiante.

La SWDE a mené en mars 2022 une campagne d’analyses « amiante » sur son réseau de distribution. Les prélèvements ont été réalisés aux robinets des habitants, aux mêmes endroits que lors de la campagne précédente en 2018, ainsi que là où il subsiste le plus grand nombre de canalisations en amiante-ciment. Les communes concernées sont :

Bernissart - Bertogne – Brunehaut – Braine-l’Alleud – Burdinne – Couvin - Doische - Ecaussinnes – Ellezelles – Estinnes - Frasnes-lez-Anvaing - Les Bons Villers – Mons – Namur – Pérulwez - Ramillies - Seneffe – Soignies – Viroinval – Wanze – Waremme.
Les autorités communales sont informées des résultats au fur et à mesure de leur réception.

A trois exceptions près, aucune trace de fibre d'amiante n'a été détectée dans les 70 échantillons prélevés et analysés par un laboratoire indépendant. Des micro traces ont été détectées à Couvin et Doische. De nouvelles analyses réalisées après une purge du réseau ont donné, à leur tour, des résultats 100% négatifs.

Plusieurs de ces communes ont souhaité réaliser des analyses supplémentaires. Aucune d'entre elles n'a révélé la présence de la moindre trace d'amiante.

Quelles mesures la SWDE prend-elle pour gérer des chantiers avec de l’amiante ?  

Nous adoptons une politique dynamique et régulière pour protéger nos travailleurs lors des travaux en présence d’asbeste. Nous avons mis en place des pratiques professionnelles strictes et sûres en cas de découpe de canalisations en asbeste ciment.  

Sur base de procédures et modes opératoires internes, nous dispensons annuellement des formations sur les risques relatifs à l'amiante à notre personnel de terrain. Tous disposent également d’un manuel rappelant les précautions à prendre envers les intervenants et les riverains immédiats du chantier lors des interventions ainsi que d’un kit d’équipement de protection individuel à usage unique. 

Par ailleurs, nous informons aussi nos sous-traitants par le biais du Plan de Prévention Santé Sécurité (PPSS) joint aux cahiers des charges qui régissent les marchés. Nous leur dispensons également des séances de formation sur les risques relatifs à l'amiante et les précautions à prendre.  

Enfin, notre service sécurité (le SIPPT) et nos lignes hiérarchiques réalisent tout au long de l’année des visites de chantier à l’occasion desquelles une liste prédéfinie de points de sécurité sont contrôlés. L'usage du « kit amiante » est notamment un point récurrent de la cotation laquelle est suivie au titre d’objectif pour nos équipes d’intervention. 

Qu’est-ce qui permet de dire que les conduites en amiante-ciment ne provoquent pas la présence d’amiante dans l’eau du robinet ?  

Les diverses analyses que nous faisons menées par un laboratoire indépendant au niveau du robinet de nos clients conduisent à une absence de détection de fibre d’amiante.

En décembre 2022, la SWDE a effectué des prélèvements au robinet d'habitants à Frasnes-Lez-Anvaing et à Wanze.  Les analyses n'ont révélé la présence d'aucune trace de fibres d'amiante.

La SWDE a mené en mars 2022 une campagne d’analyses « amiante » sur son réseau de distribution. Les prélèvements ont été réalisés aux robinets des habitants, aux mêmes endroits que lors de la campagne précédente en 2018, ainsi que là où il subsiste le plus grand nombre de canalisations en amiante-ciment. Les communes concernées sont :

Bernissart - Bertogne – Brunehaut – Braine-l’Alleud – Burdinne – Couvin - Doische - Ecaussinnes – Ellezelles – Estinnes - Frasnes-lez-Anvaing - Les Bons Villers – Mons – Namur – Pérulwez - Ramillies - Seneffe – Soignies – Viroinval – Wanze – Waremme.
Les autorités communales sont informées des résultats au fur et à mesure de leur réception.

A trois exceptions près, aucune trace de fibre d'amiante n'a été détectée dans les 70 échantillons prélevés et analysés par un laboratoire indépendant. Des micro traces ont été détectées à Couvin et Doische. De nouvelles analyses réalisées après une purge du réseau ont donné, à leur tour, des résultats 100% négatifs.

Plusieurs de ces communes ont souhaité réaliser des analyses supplémentaires. Aucune d'entre elles n'a révélé la présence de la moindre trace d'amiante.

Les conduites en asbeste-ciment (également appelé amiante) sont-elles dangereuses pour la santé ?

L’amiante est dangereuse par inhalation, non pas parce qu’elle est toxique, mais parce que certaines fibres peuvent se fixer dans les poumons et y abîmer les tissus. Le risque existe donc aussi pour nos ouvriers, qui doivent prendre des mesures de protection appropriées quand ils travaillent sur des conduites en asbeste-ciment.

Puis-je boire l’eau de mon puits ?

Il vaut mieux s’abstenir ! L’eau venant d’un puits privé peut avoir un bel aspect ou même un goût agréable, tout en étant impropre à la consommation alimentaire, car contaminée. Le risque de pollution de l’eau est d’autant plus grand si le puits est peu profond. Nous prélevons parfois notre eau à plus de 200 m.

À faible profondeur, les pesticides, nitrates et bactéries s’infiltrent facilement et ces substances nocives n’ont ni goût, ni couleur, ni odeur.

Nous vous conseillons donc de faire analyser régulièrement l’eau de votre puits. De plus, soyez attentif au fait que l’eau d’un puits doit disposer d’une conduite totalement distincte de celle alimentée par le réseau d’eau de robinet pour éviter toute contamination.

Plus d'information :

Faire analyser votre eau

CertIBEau

Y a-t-il des contraintes pour installer une citerne à eau de pluie ?

Si vous souhaitez équiper votre maison d'une citerne à eau de pluie, il y a des mesures obligatoires à suivre. Vous devez par exemple créer une séparation totale entre le réseau d’eau potable et celui de votre citerne. Il en va de votre santé et de celle des autres clients.

Plus d’informations : 

CertIBEau

Que faire lorsque j’ai des doutes sur la qualité de l’eau ?

La qualité de l’eau doit satisfaire aux normes légales de potabilité. Cette qualité est sévèrement contrôlée, mais un problème peut toujours survenir.

En cas de doute, contactez-nous. Votre demande fera toujours l’objet d’un examen attentif. En cas de nécessité, nous enverrons un technicien sur place pour une enquête plus approfondie. Il prélèvera éventuellement des échantillons d’eau. L’analyse au laboratoire déterminera les éventuelles mesures correctives à prendre pour rendre la situation conforme.

Plus d'information :

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Contacter la SWDE

L'eau et les PFAS, que faut-il savoir?
Les PFAS dans l'eau de distribution

1. L’eau de distribution est-elle potable ?

Une eau distribuée est potable dès lors qu'elle répond à des exigences de qualité définies à l'échelon européen, puis transcrites dans la législation de chaque Etat membre. Et donc, oui, l’eau de distribution en Wallonie est potable dans le sens où elle répond aux normes sanitaires arrêtées par la Région wallonne. Ces normes font régulièrement l’objet de révisions comme cela vient d’être le cas notamment concernant les PFAS. 

À ce jour, le niveau de PFAS sur l’ensemble des réseaux de la SWDE est en-dessous de la future valeur paramétrique (norme de potabilité) de 100 nanogrammes par litre (ng/l).

2. Quelles sont les normes en PFAS dans l’eau de distribution ?

Les normes concernant les PFAS dans l’eau de distribution sont récentes. Vu l’évolution des connaissances scientifiques, le 16 décembre 2020 une directive européenne 2020/2184 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine a imposé de respecter à partir de 2026 une valeur paramétrique de 100 nanogrammes (c’est-à-dire 1/10.000.000ème de gramme) par litre pour la somme des concentrations mesurées de 20 PFAS spécifiquement identifiés dans la directive.

A titre de comparaison, les teneurs maximales de PFAS dans des denrées alimentaires sont établies comme suit

        Denrée                                                                                       somme des 4 PFAS*

  • Œufs                                                                                                          1.700 ng/kg
  • Chair de poisson destinée à l’alimentation des nourrissons        2.000 ng/kg
  • Viandes                                                                                                     1.300 ng/kg
  • Gibiers                                                                                                       9.000 ng/kg

* PFOS, PFOA, PFNA et PFHxS

En ce qui concerne le lait, l’Agence Fédérale pour la sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) émet une recommandation de 6.000 nanogrammes/kg pour le PFOS et de 60.000 nanogrammes/kg pour le PFOA. Pour plus de renseignements ici.

3. Y a-t-il une norme en vigueur en Wallonie en matière de PFAS dans l’eau ?

Pas encore. La norme entrera en vigueur le 12 janvier 2026.

La Wallonie a transposé la directive 2020/2184 en 2023 avec un décret du 20 avril 2023 et un arrêté du Gouvernement wallon du 1er juin 2023.

Cet arrêté modifiant diverses dispositions en ce qui concerne la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine est entré en vigueur le 6 octobre 2023.

Il prévoit qu’au plus tard le 12 janvier 2026, les mesures nécessaires soient prises pour garantir que la teneur en PFAS ne dépasse pas 100 nanogrammes/litre dans les eaux destinées à la consommation humaine.

4. On a souvent comparé les normes américaines avec celles de l'Union européenne. Quelles sont ces normes ? 

A ce jour, il n’y a pas de normes US fédérales. L'EPA (« Environment Protection Agency) propose des recommandations de seuils à respecter pour seulement 2 PFAS: les PFOS et les PFOA.

De son côté, l'Union européenne instaure à partir de 2026 un seuil de 100 nanogrammes par litre pour la somme des concentrations de 20 PFAS (dont les PFOA et les PFOS).

Les PFAS dans l'eau distribuée en Wallonie

CHIÈVRES

5. L’eau distribuée à Chièvres respecte-t-elle la future norme PFAS de 100 nanogrammes/litre ?

Oui, comme les analyses d'un laboratoire accrédité en attestent, l’eau distribuée à Chièvres respecte non seulement la législation actuelle en matière de qualité de l’eau mais également la future norme PFAS de 100 nanogrammes/litre.

6. Quelle solution a été mise en place pour diminuer le taux de PFAS constaté au puits P1 de Chièvres ?

La SWDE a installé, sur le site de captage du puits P1 de Chièvres, un traitement de filtration sur charbon actif. Le charbon actif présente un fort pouvoir adsorbant, c’est-à-dire qu’il retient à sa surface certaines molécules (dont les PFAS) qui entrent en contact avec lui.

L’efficacité du traitement par charbon actif est surveillée et évaluée au cours du temps. Le charbon actif subit un traitement de régénération dès que sa capacité d’adsorption commence à décroitre.

7. Pourquoi n’y a-t-il pas zéro PFAS dans l’eau ?

Le traitement au charbon actif de l’eau du puits de Chièvres permet de réduire fortement les concentrations en PFAS. Il reste une teneur en PFAS 4 fois inférieure à la future norme de 100 nanogrammes par litre.

8. Est-ce que les PFAS les plus préoccupants sont encore présents dans l’eau du robinet ?

Non. Les analyses font apparaître des valeurs pour le PFOA, PFNA, PFHxS et le PFOS inférieures à un nanogramme par litre.

L’eau distribuée à Chièvres respecte non seulement la future réglementation mais également les recommandations sanitaires qui sont encore plus strictes.

La recommandation de l’EFSA (l’autorité européenne de sécurité sanitaire) prévoit que la concentration cumulée des 4 molécules PFAS les plus préoccupants ne dépasse pas 4 nanogrammes/litre.

A Chièvres, les concentrations mesurées pour les 4 PFAS les plus préoccupants sont inférieures à un nanogramme par litre, c’est-à-dire en-dessous des limites de détection des appareils de mesure.

9. Pourquoi les valeurs publiées aujourd'hui pour Chièvres ont baissé par rapport à celles figurant dans les rapports publiés précédemment ?

Toutes les valeurs publiées depuis novembre sont en dessous de la future norme de 100 nanogrammes par litre.

Les données disponibles sur le site internet www.swde.be pour les PFAS représentent une valeur médiane pour les résultats des analyses réalisées depuis septembre 2023, date du démarrage du monitoring régional. 

Les valeurs publiées précédemment pour Chièvres et, plus largement, la zone de distribution n°1098 étaient la valeur médiane des résultats enregistrés au cours des 12 derniers mois.  Elles englobaient donc également les analyses faites avant la mise en place des filtres à charbon actif à la sortie du captage de Chièvres et étaient donc peu représentatives de la situation actuelle. 

Les valeurs publiées pour les PFAS continueront donc à évoluer. Elles seront représentatives de la qualité de l'eau consommée par les citoyens.  

10. Pourquoi ne pas abandonner le puits de Chièvres et, à la place, utiliser une autre source d’alimentation en eau ?

L’utilisation du puits de Chièvres a été fortement réduite. Il ne peut être mis à l’arrêt que temporairement car il est nécessaire pour garantir la continuité de l’alimentation en eau. C’est pourquoi la SWDE a investi dans un traitement de filtration sur charbon actif au captage de Chièvres pour garantir une eau qui respecte les futures normes en matière de PFAS.

Le château d'eau de Chièvres est alimenté par le puits de Chièvres et l’adduction de la Dendre. L’eau provenant du puits de Chièvres est intégralement traitée par du charbon actif. 

La SWDE étudie la possibilité de trouver une solution ou des solutions structurelles pour se dispenser du puits de Chièvres. 

11. Que se passe-t-il en cas d’arrêt temporaire du puits de Chièvres ?

Le puits de Chièvres est mis à l’arrêt quelques heures lors du remplacement des filtres à charbon actif. Le château d’eau est rempli au maximum préalablement pour assurer la continuité de l’alimentation en eau.

12. Quelle est l’origine de la présence de PFAS dans le puits de distribution de Chièvres ?

L’origine de la présence de PFAS dans le puits de distribution de Chièvres n’est pas établie à ce jour. En effet, les PFAS sont des substances diffuses et persistantes, présentes dans un grand nombre de produits, notamment dans des mousses d'extinction d'incendie fluorées. Ces mousses anti-incendie étaient souvent utilisées sur les bases militaires. Il est possible dès lors que la contamination provienne de la base militaire de Chièvres, située à proximité.

L’ISSeP (Institut Scientifique de Service Public) a été chargé par le Gouvernement wallon de procéder aux recherches nécessaires pour identifier l’origine des PFAS dans le puits de Chièvres.

 

RONQUIÈRES

13. Est-ce que l’eau est potable à Ronquières ?

Oui, l’eau est potable à Ronquières. Elle respecte la législation en vigueur en matière de qualité, ainsi que la future norme de 100 nanogrammes/litre.

14. Y a-t-il un dépassement de la future norme de 100 nanogrammes/litre dans l’eau distribuée à Ronquières ?

Des résultats d’analyse isolés (1 résultat en novembre 2023 et 2 résultats en février 2024) ont fait apparaître un dépassement de la future norme de 100 nanogrammes/litre dans l’eau distribuée à Ronquières. La procédure légale de vérification et de surveillance accrue a été activée. D’une part, les mêmes échantillons ont été réanalysés: leurs résultats sont en deçà des 100 ng/l. D’autre part, de nouveaux prélèvements ont été réalisés et les résultats des analyses révèlent des teneurs en PFAS inférieures aux 100 ng/l. Ces résultats sont en phase avec ceux communiqués par Vivaqua quant au Feeder du Hainaut. 

La valeur médiane depuis ce 22 février 2024  est de 82 ng/l.  Des analyses seront encore effectuées régulièrement à Ronquières. Cette valeur médiane continuera donc à évoluer.

15. Est-ce que la teneur en PFAS dans l’eau de Ronquières va diminuer ?

La SWDE recherche des solutions techniques pour faire en sorte que la teneur en PFAS dans l’eau de distribution diminue. Elle reste en contact à ce sujet avec la commune de Braine-le-Comte, Vivaqua et les autorités régionales.

Vivaqua a informé avoir récemment remplacé les charbons actifs pour traiter l’eau d’une batterie de puits. La société d'eau bruxelloise a confirmé opérer une gestion pour être à 75 ng/l à la sortie d’Ecaussinnes. 

 

LE FEEDER DU HAINAUT

16. Qu'est-ce que le Feeder du Hainaut ? 

Le Feeder du Hainaut est une adduction de Vivaqua qui part de ses captages à Nimy et Ghlin. Il remonte jusqu’à la région bruxelloise. Vivaqua fournit cette eau à la SWDE, IDEA, in BW, De Watergroep et Farys pour alimenter une partie de leurs réseaux de distribution. 

La SWDE est raccordée au Feeder du Hainaut de Vivaqua pour l’alimentation en eau des zones de distribution 1102, 1106, 1147 et 1360. Les communes concernées en tout ou en partie sont Braine-l’Alleud, Braine-le-Château, Braine-le-Comte (Ronquières – voir point précédent), Ecaussinnes, Ittre, Le Roeulx (quelques raccordements), Seneffe (quelques raccordements), Soignies (quelques raccordements) et Tubize.

Quelle est la zone de distribution dans laquelle vous vous situez ? Quelle est la qualité de l'eau qui y est fournie ? Comment consulter les rapports d'analyse complets ?  Rendez-vous sur cette page pour comprendre la voie à suivre pour avoir une réponse à ces trois questions.

17. L’eau en provenance du Feeder du Hainaut de Vivaqua est-elle conforme à la future norme en matière de PFAS ?

Vivaqua s’engage à livrer une eau respectant les normes en vigueur en Wallonie, en ce compris l’instruction ministérielle du 30 novembre 2023 de respecter d’ores et déjà la norme de 100 ng/l pour la somme de 20 PFAS.

Vivaqua confirme l’absence de dépassement de ce seuil dans le cadre des analyses hebdomadaires depuis 2023.

Une procédure de vérification a été menée en novembre 2023 et en février 2024 suite à la réception de résultats d’analyse isolés (un résultat en novembre 2023 à Ronquières et 3 résultats en février 2024, dont 2 à Ronquières et 1 à Tubize) ont fait apparaître un dépassement de la future norme de 100 nanogrammes/litre dans l’eau distribuée. 

D’une part, les mêmes échantillons ont été réanalysés. Leurs résultats sont en deçà des 100 ng/l. D’autre part, de nouveaux prélèvements ont été effectués. Les résultats des analyses révèlent des teneurs en PFAS inférieures aux 100 ng/l. Ces résultats sont en phase avec ceux communiqués par Vivaqua quant au Feeder du Hainaut. 

18. Pourquoi un biomonitoring régional pour les personnes alimentées en eau en Wallonie par le Feeder du Hainaut 

L’eau distribuée aujourd’hui présente partout une teneur en PFAS inférieure à la future norme. C’est également le cas pour l’eau en provenance du Feeder du Hainaut de Vivaqua.

Le monitoring général des eaux de distribution en Wallonie, réalisé entre septembre et décembre 2023, a montré que les teneurs en PFAS de l’eau en provenance du Feeder du Hainaut de Vivaqua sont plus élevées en moyenne que celles observées dans l’eau distribuée dans la majorité des autres zones de distribution, tout en respectant la future norme PFAS. 

En décembre 2023, Vivaqua a informé les autorités régionales et la SWDE d'un dépassement à 10 reprises de la future norme de 100 ng/l pour la somme de 20 PFAS entre octobre 2021 et décembre 2022. Le dépassement le plus élevé a été mesuré à 147 ng/l. 

C’est pourquoi, à l’instar de ce qui a été fait dans d’autres zones où des dépassements de la future norme PFAS ont été constatés par le passé, la Wallonie a décidé de permettre aux personnes qui auraient consommé une eau fournie par le Feeder du Hainaut de Vivaqua de participer à un biomonitoring (une campagne de prélèvements et d'analyses sanguines).

 

EN WALLONIE

19. Comment les PFAS sont-ils détectés dans l’eau de distribution ?

L’analyse des PFAS s’effectue en utilisant des appareils de laboratoire performants. La technologie utilisée est la chromatographie liquide à haute performance (HPLC) couplée à la spectrométrie de masse (MS). Cette technique permet de séparer, identifier et quantifier les PFAS dans les échantillons.

Les niveaux de concentration recherchés sont particulièrement faibles. Ils nécessitent des équipements performants et une grande rigueur lors de l’analyse, vu que ces substances également présentes dans les laboratoires peuvent perturber les résultats finaux.  

A ce jour, il n’existe pas de laboratoire accrédité en Wallonie pour analyser les 20 PFAS prévus par la future réglementation. Les analyses de la SWDE sont actuellement effectuées par un laboratoire situé en Allemagne.

20. Y a-t-il des PFAS dans l’eau du robinet en Wallonie ?

En 2018, a été finalisée une étude commanditée par la Région wallonne et menée par un consortium de laboratoires dont la SWDE fait partie. Les résultats sont disponibles sur le site internet du service public wallon (Programmes de recherche IMHOTEP et BIODIEN - Directive-cadre sur l'Eau en Wallonie - SPWARNE © HB). Les conclusions de cette étude étaient rassurantes quant à la probabilité de retrouver des PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine.

Un dépassement de la future norme PFAS de 100 nanogrammes/litre a été observé au puits de Chièvres jusque début 2023. Suite à la mise en service de deux unités de filtre à charbon actif afin de traiter les eaux provenant de ce puits, l’eau qui alimente le château de Chièvres répond depuis avril 2023 aux futures exigences en matière de teneur maximale admissible en PFAS.

En septembre 2023, le Gouvernement wallon a décidé de lancer un monitoring des PFAS dans l’eau de distribution sur l’ensemble du territoire wallon.

21. Qu’est-ce que le monitoring régional PFAS dans l’eau de distribution ?

Le 5 septembre 2023, la SWDE a été chargée par le Gouvernement wallon de coordonner des analyses des teneurs en PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine et dans certaines eaux brutes potabilisables partout en Wallonie.

Ce travail se fait en collaboration avec le SPW-ARNE et l’ensemble des distributeurs d’eau. 

22. Quel est l’objectif du monitoring régional PFAS dans l’eau de distribution ?

Les objectifs du monitoring sont multiples :

  1. dresser un état des lieux exhaustif de la teneur en PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine (au niveau du robinet), ainsi que dans certaines eaux brutes potabilisables;
  2. exercer une surveillance permanente de la teneur en PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine;
  3. sur base des résultats obtenus, identifier le ou les captages en eau responsables de le présence de PFAS dans l’eau du robinet;
  4. mettre à disposition les résultats obtenus aux distributeurs d’eau pour qu’ils prennent les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité sanitaire des consommateurs.

23. Quels sont les résultats du monitoring régional ?

Le monitoring régional PFAS a commencé en septembre 2023.

Depuis le 27 novembre 2023, la SWDE dispose des résultats sur l'ensemble de son réseau (278 zones de distribution). L'intégralité du réseau de la SWDE respecte la future norme en matière de PFAS (100 ng/l) qui entrera en vigueur en janvier 2026.

Le 11 décembre 2023, les résultats pour l'ensemble des 640 zones de distribution en Wallonie sont disponibles. 

24. Les résultats PFAS dans l’eau de distribution sont-ils disponibles ?

Les résultats sur la qualité de l’eau sont mis à disposition par les distributeurs.

La SWDE met en ligne depuis plusieurs années les rapports d’analyse de la qualité d’eau. Ils viennent d’être complétés avec la valeur médiane en PFAS au regard de la future norme de 100 nanogrammes/litre pour tous les réseaux qu’elle gère.

25. Comment consulter les résultats disponibles ?

Si votre distributeur est la SWDE, voici comment vous pouvez consulter les résultats des analyses selon votre localisation

Si vous n'êtes pas raccordé au réseau de la SWDE, nous vous conseillons de prendre contact avec votre distributeur d'eau afin qu'il puisse vous renseigner.

26. Quelle information est prévue en cas de dépassement de la future norme PFAS de 100 nanogrammes/litre ?

La SWDE applique désormais la norme PFAS comme si elle était déjà en vigueur. La commune et les clients concernés sont informés si un résultat d’analyse fait apparaître un dépassement de la future norme PFAS de 100 nanogrammes/litre. 

27. Quelles sont les recommandations sanitaires en cas de dépassement de la future norme PFAS de 100 nanogrammes/litre ?

Depuis le 14 novembre 2023 en cas de dépassement du seuil de 100 nanogrammes/litre, la Région wallonne recommande aux habitants concernés de ne plus consommer l’eau de distribution. En raison du potentiel perturbateur endocrinien de certains PFAS et du principe de précaution, cette recommandation est renforcée plus particulièrement pour les publics-cibles suivants : enfants et adolescents de moins de 18 ans, femmes en âge de procréer, femmes enceintes et allaitantes.

Sur base de l’avancée des connaissances scientifiques, les autorités sanitaires compétentes préciseront ces recommandations (alternatives à l’eau de distribution, différents usages de l’eau du robinet, etc). La FAQ mise à disposition de la Région wallonne sera complétée à ce sujet. Elle peut être consultée sur PFAS - Portail Environnement-Santé (wallonie.be).

28. Quelles solutions sont déployées en cas de présence de PFAS dans l’eau de distribution ?

Des traitements adaptés existent et sont efficaces pour limiter la présence des PFAS dans l’eau distribuée, dont le traitement de filtration sur charbon actif.

Le charbon actif présente un fort pouvoir adsorbant, c’est-à-dire qu’il retient à sa surface certaines molécules (dont les PFAS) qui entrent en contact avec lui.

L’efficacité du traitement par charbon actif est surveillée et évaluée au cours du temps. Le charbon actif subit un traitement de régénération dès que son sa capacité d’adsorption commence à décroitre.

La SWDE n'a pas attendu la crise des PFAS pour installer des filtres à charbon actif. Des sites de captage en sont déjà équipés, parfois depuis des décennies. La SWDE continue à investir régulièrement dans cette technique et dans d’autres traitements (par exemple, la nanofiltration) nécessaires pour rendre l’eau potable.

Les priorités sont fixées conformément aux analyses prévues dans le cadre de la gestion des risques sanitaires. 

L'utilisation de filtres à charbon actif pour rendre l'eau potable est une pratique courante dans de nombreux pays, y compris la Belgique. Ces filtres sont efficaces pour éliminer divers contaminants organiques, produits chimiques et mauvais goûts et odeurs de l'eau, la rendant ainsi plus sûre et plus agréable à boire. 

29. Pouvons-nous nous faire confiance aux résultats des analyses communiqués par la SWDE sur les teneurs en PFAS dans l’eau de distribution ?

Toutes les analyses d’eau communiquées par la SWDE sont effectuées par un laboratoire accrédité ISO 17025. 

L’ISO 17025 est une norme internationale qui reconnaît la compétence des laboratoires à produire des résultats valides.

Par conséquent, tous les résultats communiqués par la SWDE de manière transparente via son site Internet sont tout à fait fiables.

Concernant les PFAS, aucun laboratoire wallon n’est actuellement capable d’analyser lui-même la somme de 20 PFAS. Ce sont donc des laboratoires étrangers qui effectuent les analyses de la teneur en PFAS dans l’eau de distribution.

30. Quelles sont les personnes concernées par la campagne de prélèvements et d'analyses sanguines (biomonitoring) ?

L’ISSeP est chargé par la Région wallonne de l’organisation du biomonitoring. Les personnes concernées recevront un courrier de l’ISSeP leur offrant la possibilité de s’inscrire à ce biomonitoring.

 

LES PFAS

31. Que signifie PFAS ?

PFAS est l’acronyme anglais de « substances per- et polyfluoroalkylées ». Il s’agit d’une large famille de molécules regroupant près de 10.000 composés chimiques. Le point commun de ces composés est qu’ils sont tous composés d’une chaîne d’atomes de carbone sur laquelle des atomes de fluor ont été ajoutés.

32. Dans quels produits trouve-t-on des PFAS ?

Les PFAS ne sont pas des substances naturelles. Elles sont fabriquées par l’industrie chimique pour leurs propriétés particulières comme, par exemple, leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes, résistantes aux fortes chaleurs, etc. C’est la raison pour laquelle ces substances ont été largement utilisées dans des produits du quotidien comme, par exemple, les poêles, les vêtements imperméables, des papiers et emballages à usage alimentaire ou encore les mousses pour éteindre les incendies.

33. Les PFAS sont-ils dangereux pour la santé ?

Vu la grande diversité des molécules composant la famille des PFAS, les informations disponibles sur la toxicité de ces substances sont limitées à un petit nombre de molécules les plus communément utilisées.

Des effets toxicologiques de certains PFAS sur le foie, le système immunitaire, les reins, le système reproducteur… ont été rapportés chez les animaux. Des effets similaires ont été observés chez l’humain.

Les connaissances scientifiques concernant les effets sur la santé continuent à s’enrichir progressivement.

Pour plus d'informations à ce sujet : http://environnement.sante.wallonie.be/pfas

34. Pourquoi retrouve-t-on les PFAS dans l’environnement ?

En chimie, la liaison entre un atome de carbone et de fluor est extrêmement résistante, ce qui signifie une faible dégradation naturelle et donc une grande rémanence des PFAS dans l’environnement.

Cette persistance couplée à une large utilisation par l’industrie et les particuliers depuis les années 1950 fait que les PFAS s’accumulent partout dans l’environnement, notamment dans l’eau, au cours du temps.