Des hiboux et faucons sur nos sites de captage
Nos sites de captage sont aménagés pour être de véritables sanctuaires naturels, éloignés de toute pollution et de perturbation humaine. Cette protection favorise le développement de diverses espèces, dont certaines ont choisi d’y élire domicile. Depuis plusieurs années, les carrières de Gerpinnes et de Dongelberg sont les terrains de nidification de rapaces remarquables et de leur descendance.
Le Hibou Grand-Duc d’Europe, le plus grand rapace nocturne au monde, est un indicateur de la santé des écosystèmes. En mai 2024, lors du dernier baguage* à Gerpinnes, trois poussins ont été recensés dans une nichée, témoignant du succès de leur reproduction dans cet environnement protégé.
Le Faucon Pèlerin, connu pour être le rapace le plus rapide, a vu sa population diminuer drastiquement au 20e siècle. Grâce à des programmes de suivi et de protection, notamment à Dongelberg, cette espèce a pu se reproduire avec succès. Cette année, une nichée de quatre fauconneaux a été baguée : deux mâles pesant 606g et 630g, et deux femelles de 861g et 897g.
La présence et le suivi de ces rapaces sur nos sites de captage illustrent notre engagement envers la biodiversité et la conservation des espèces. En continuant de protéger ces habitats, nous contribuons à un avenir durable où la faune locale peut prospérer. Nous restons vigilants face aux nouvelles menaces, comme l'arrivée des ratons laveurs en Belgique, et nous nous engageons à maintenir nos sites comme des refuges sûrs pour la faune.
Le baguage des oiseaux, qui consiste à attacher une bague métallique avec un numéro unique à la patte de l’oiseau, est une méthode clé pour les ornithologues. Elle permet de collecter des données précieuses sur la démographie (naissances, mortalité, nombre de poussins) et les déplacements des oiseaux. Ces informations sont cruciales pour la conservation et la protection des populations aviaires.
Didier Vangeluwe, responsable du Centre Belge de Baguage - Institut Royal des Sciences Naturelles, explique : « Certaines espèces d’oiseaux effectuent encore des migrations sous un schéma identique à celui de leurs ancêtres… d’il y a plus de 10.000 ans. »