Cure de jouvence pour le château d'eau métallique de Rhisnes
Construit dans les années 1980, le château d’eau de Rhisnes arrive aujourd’hui à un tournant de son histoire. Une inspection approfondie a confirmé la nécessité d’une rénovation structurelle urgente pour garantir la sécurité de l’ouvrage et la pérennité de l’approvisionnement en eau potable.
Le château d’eau de Rhisnes fait partie des sept châteaux d’eau métalliques encore exploités par la SWDE. Construits principalement dans les années 1970 et 1980, ces ouvrages répondaient à un contexte économique particulier, marqué notamment par la crise pétrolière. Leur conception métallique permettait alors de limiter les coûts de construction par rapport à des structures en béton.
Après plus de 50 ans de service, ces infrastructures sont toutefois confrontées à un vieillissement naturel. Exposées en permanence aux intempéries, les structures métalliques sont notamment sensibles à la corrosion. Elles subissent également des sollicitations répétées liées au vent et aux cycles de remplissage et de vidange des cuves, qui peuvent provoquer des phénomènes de fatigue au fil du temps.
Ces ouvrages nécessitent donc une surveillance régulière et des interventions techniques parfois complexes pour prolonger leur durée de vie.
Les inspections menées sur les sept châteaux d’eau métalliques de la SWDE ont permis d’établir un programme d’intervention. Le château d’eau de Rhisnes est celui qui nécessite une rénovation structurelle sans délai.
Haut de 49 mètres et doté d’une capacité de stockage de 1.500 m³, il joue un rôle important dans l’alimentation en eau potable du secteur. Il dessert notamment le zoning de Rhisnes, le village de Suarlée ainsi qu’une partie de Belgrade et de Saint-Servais.
Les travaux, débutés à l’été 2026, portent entre autres sur :
La rénovation du château d’eau de Rhisnes intègre également une innovation pour la SWDE : un système de surveillance de la santé structurelle, ou Structural Health Monitoring (SHM).
Un réseau de capteurs, comprenant notamment des jauges de déformation et des inclinomètres, permettra de suivre en continu le comportement de l’ouvrage. Les données recueillies pourront être analysées afin de mieux comprendre les sollicitations réellement subies par la structure en conditions d’exploitation.
Ce dispositif contribuera ainsi à évaluer la durabilité du château d’eau et à mieux caractériser son comportement face aux phénomènes de fatigue. À terme, cette connaissance plus précise doit permettre d’améliorer la surveillance et la gestion de ce type d’infrastructure.
Le cas de Rhisnes ne constitue pas une situation isolée. L’inspection des sept châteaux d’eau métalliques a mis en évidence différents niveaux d’intervention.
Trois autres ouvrages devront être rénovés ou remplacés à court terme, dans les cinq prochaines années. Trois autres châteaux d’eau feront l’objet d’interventions partielles ou d’un remplacement à plus long terme.
Ces travaux nécessiteront notamment des investigations complémentaires sur certains éléments sensibles, comme les ancrages, ainsi qu’une évaluation de la durée de vie résiduelle des structures.