Comment lire le rapport sur la qualité de l'eau ?

I.  Rapport résumé :

  1. Nombre de prélèvements dans votre zone

Le rapport résumé précise le nombre de prélèvements effectués dans la zone de distribution concernée. Tous ces prélèvements ont été effectués au robinet d’habitations situées dans votre zone de distribution.

  1. pH de l’eau :

Le pH de l’eau désigne sa teneur en ions hydrogène. Son échelle de mesure se situe entre 0 et 14.

  • L’eau est dite acide si son pH se situe entre 0 et 6 ;

  • L’eau est dite basique si son pH se situe entre 8 et 14 ;

  • Le pH est dit neutre si sa valeur se situe aux alentours de 7.

 

L’eau distribuée, qu’elle soit traitée ou non, a un pH qui doit se situer entre 6,5 et 9,5. Il est fonction de la nature du sous-sol dans lequel elle est captée et parfois du traitement de potabilisation qui lui est appliqué.

  1. Dureté

La dureté de l’eau (titre hydrotimétrique TH) s’exprime en degrés Français (°f) et correspond à la mesure de sa teneur en ions calcium et magnésium

  • 1°f = 4 milligrammes de calcium par litre ou 2,4 milligrammes de magnésium par litre. 

On distingue les eaux : 

  • « douces » (moins de 20 °f) ;
  • « moyennement dures » (entre 20 et 30 °f) ;
  •  « très dures » (plus de 30°f). 

Une eau très dure ne présente aucun risque pour la santé mais peut entrainer des désagréments tels que l'entartrage des tuyauteries et des appareils électroménagers ou encore la nécessité d'utiliser davantage de produits détergents pour le nettoyage. A l’inverse, une eau trop douce peut avoir un effet corrosif sur les canalisations et conduire à la présence dans l’eau de particules métalliques dissoutes issues des conduites. C’est pourquoi une eau trop douce est appelée « eau agressive ». 

Il n’existe pas de norme légale maximale pour la dureté de l’eau. Cependant, pour éviter les risques liés à une eau agressive, la dureté d’une eau adoucie doit impérativement être supérieure à 10 °f. 

  1. Les principales caractéristiques minérales de votre eau

Parmi la centaine de paramètres que la SWDE contrôle, le rapport résumé indique les valeurs pour les principaux minéraux, tels qu’ils figurent sur les étiquettes des eaux en bouteille.

II.  Le rapport complet à télécharger :
 
Pour télécharger ce rapport, nous vous invitons à suivre ce court tutoriel.

   5. En fonction de l’adresse encodée, le rapport précise la zone de distribution qui vous concerne

En matière de qualité d’eau, les 37.000 km de canalisations qui constituent le réseau de la SWDE sont subdivisés en 276 zones de distribution (ZDE)

Une « zone de distribution d’eau » (ZDE) est définie par le Code de l’Eau (article D.2, 92°) de la manière suivante : « il s’agit d’une zone géographique dans laquelle les eaux destinées à la consommation humaine proviennent d’une ou de plusieurs sources et à l’intérieur de laquelle la qualité est considérée comme uniforme ». 

Les limites des zones de distribution ne correspondent en rien aux limites communales. C’est la notion de source d’alimentation qui guide la fixation de leurs limites. Une même zone de distribution peut ainsi couvrir en tout ou en partie le territoire d’une ou de plusieurs communes. Il n’est ni rare, ni anormal d’avoir plusieurs zones de distribution dans une même rue. Il se peut, par exemple, que différents tronçons d’une même rue occupent des zones de distribution différentes et présentent donc des résultats d’analyse de la qualité d’eau différents. 

  1. Nom du paramètre contrôlé

L’ensemble des paramètres à contrôler pour pouvoir déclarer l’eau potable figure dans la législation wallonne appelée Code de l’eau (ajouter lien). Elle contient la transposition wallonne de la directive européenne sur l’eau destinée à la consommation humaine. 

La liste de ces paramètres  dans le temps en fonction des recommandations sanitaires, elles-mêmes établies en fonction de l’évolution des connaissances scientifiques et médicales. Par exemple, des paramètres sont ajoutés, tels les PFAS à partir de 2026. 

  1. Unité de mesure de l’analyse en laboratoire

La SWDE applique les unités de mesure recommandées par le Code de l’Eau. Celles-ci peuvent être de différents ordre de grandeur :

  • ng/l, soit le nanogramme par litre, qui équivaut à un milliardième de gramme par litre ;
  • µg/l, soit le microgramme par litre, qui équivaut à un millionième de gramme par litre ;
  • mg/l, soit le milligramme par litre, qui équivaut à un millième de gramme par litre.
  1. Nombre d’analyses effectuées sur le paramètre

La SWDE effectue chaque année environ 20.000 prélèvements sur l’ensemble de son réseau. Tous les paramètres ne sont pas analysés à la même fréquence. Par exemple, ceux qui concernent la bactériologie sont contrôlés à plus haute fréquence que les pesticides.

  1. Valeur médiane des résultats d’analyse

Les résultats d’analyses accumulés sur l’ensemble des zones de distribution de la SWDE représentent des centaines de milliers de données. Celles-ci sont extraites et regroupées dans un rapport propre à chacune des zones grâce à un programme informatique qui en extrait la valeur médiane pour donner une vue synthétique et représentative. 

  1. Seuil paramétrique à respecter

Les seuils paramétriques à respecter sont fixés par la législation wallonne. 

Les valeurs paramétriques sont établies par le législateur sur base des connaissances scientifiques disponibles. Elles sont adoptées pour garantir que les eaux destinées à la consommation humaine peuvent être consommées sans danger pendant toute une vie, offrant ainsi un degré élevé de protection sanitaire.