Un accord entre la SWDE et les fédérations agricoles pour l'avenir de la distribution d'eau en Wallonie

31.08.2021
 

La Société wallonne des eaux investit massivement pour sécuriser l’approvisionnement en eau des Wallons. C’est le Schéma Régional des Ressources en Eau (SRRE) qui comprend 12 grands chantiers. A l’horizon 2026,  près de 430 km de conduites seront placées et construire 27 nouvelles installations de stockage, de traitement ou de pompage. Pour placer ces conduites la SWDE doit acquérir des emprises sur des terrains qui ne lui appartiennent pas et effectuer ses travaux. Il s'agit en majorité de terres agricoles.

Les chantiers prévus dans le cadre du SRRE nécessitent l’acquisition de 3.500 emprises par la SWDE, dont près de la moitié se trouvent sur des terrains agricoles.

Dans son histoire vieille de plus de 100 ans, c’est la première fois que la SWDE se retrouve à devoir acquérir autant d’emprises en si peu de temps. Dès lors, pour pouvoir accélérer ces acquisitions de manière équitable, la SWDE a conclu un protocole avec l’ensemble des organisations agricoles wallonnes : la FWA, l’UAW, la FJA, la FUGEA, le Bauernbund et l’UNAB. Cet accord offre un cadre unique de négociation avec tous les agriculteurs concernés.

Pour la SWDE, il s’agit de réaliser dans les temps d’importants chantiers, cruciaux pour l’approvisionnement en eau de la Région, notamment au regard des changements climatiques.

Pour les fédérations agricoles, l’objectif est de s’assurer d’une correcte information et d’encadrer l’impact des travaux et le calcul des indemnités pour les agriculteurs concernés.

Que prévoit cet accord dans les grandes lignes ?

  • Des obligations d’information préalable : l’exploitant agricole fournit toutes les informations utiles notamment relatives à la présence de canalisations, drains, haies, engagements agri environnementaux, …etc susceptibles d’être impactés par l’organisation des travaux.       
  • La SWDE informe les exploitants des objectifs et des détails des différents projets de travaux envisagés et les concernant (tracé des conduites, implantation des chambres techniques), des délais planifiés des travaux, ainsi que les formalités de constatation et d’indemnisation des dommages subis.
  • Un état des lieux contradictoire avant et après travaux
  • Des garanties et obligations de la SWDE : minimiser autant que possibles les installations hors sols, rétablir le système de drainage et remettre les lieux en état à la fin du chantier, veiller à la séparation des terres arables des autres déblais, installation d’abreuvoirs provisoires, remises en états après travaux, …
  • Des indemnisations équitables pour la mise à disposition de la zone d’occupation temporaire durant la durée du chantier, pour les dégâts de culture causés aux récoltes, les dégâts structurels causés au sol, etc.

Eau et agriculture sont essentiels. Plutôt que de les opposer, il s’agit de les concilier.

« Ce sont les exploitations agricoles qui nous nourrissent. Il est donc essentiel pour la SWDE de respecter leur activité en minimisant l’impact de nos chantiers et en leur garantissant une juste indemnisation. » (Aurore Tourneur, présidente du Conseil d’administration de la Société wallonne des eaux)

De leur côté, les organisations agricoles se disent « conscientes de la nécessité d’assurer l’approvisionnement en eaux des citoyens. Le protocole ne vise pas à se positionner sur un tracé ou d’interférer dans les procédures légales mais d’assurer la garantie pour tous les exploitants de bénéficier d’une même information préalable et d’un cadre permettant de limiter l’impact des travaux sur leur activité, et le calcul pour les dégâts aux cultures. »