05/11/2007 : L'or bleu, allié de l'électricité verte ! 4 millions d'€ pour la centrale hydroéléctrique de NisramontLa Société wallonne des eaux (SWDE) toujours soucieuse du développement durable. La Société wallonne des eaux (SWDE), le plus important producteur-distributeur d'eau potable en Wallonie, se voit sensible à la préservation et au respect de l'environnement. Exploitant une ressource naturelle fragile, la SWDE s'est très régulièrement inscrite dans des projets importants, réalisés en adéquation avec le concept du développement durable. Elle a été parfois « précurseur » dans ce domaine, notamment par la réalisation et/ou l'équipement de certains de ses ouvrages ou par l'obtention de labels (EMAS et ISO 14001). A différents niveaux, on peut citer la SWDE en exemple en matière de développement durable. Pour rappel, en 2001, la SWDE inaugurait sa station de traitement de Gaurain Ramecroix dite « la Transhennuyère »; vaste infrastructure permettant de soulager la nappe phréatique fragilisée de Pecq-Roubaix et, d'alimenter ainsi une partie de la Flandre (via notre homologue flamand, la VMW) et la Ville de Tournai, par l'exploitation des eaux d'exhaure (eaux des carrières). Les stations de potabilisation de Soignies (inaugurée en 2006) et d'Ecaussinnes (très prochainement inaugurée), basées sur le même principe d'exploitation de la ressource, sont également de véritables références en matière de développement durable. Une autre caractéristique de la SWDE en terme de production est d'exploiter les eaux de surfaces contenues dans les quatre grands barrages-réservoirs de Wallonie gérés par le MET. Trois de ces quatre grands barrages-réservoirs sont équipés de centrales hydroélectriques. La SWDE en possède et exploite deux d'entre elles : les centrales hydroélectriques d'Eupen et de Nisramont. Grâce à ces centrales, la SWDE produit de l'électricité verte. La centrale hydroélectrique d'Eupen est actuellement en cours de rénovation dans le cadre des grands chantiers entamés fin 2005 à La Gileppe et à Eupen (ces chantiers ont pour but de rénover les installations et de mettre en place la nanofiltration visant l'amélioration du traitement des eaux de surface de La Gileppe et d'Eupen). A Nisramont dans le bassin de l'Ourthe, la centrale datant de 1954, une rénovation en profondeur est indispensable. En effet, cette centrale hydroélectrique devient vétuste et nécessite des modifications significatives. Grâce à sa production d'électricité, la centrale hydroélectrique du barrage de Nisramont permet actuellement à la SWDE de bénéficier de retombées économiques suite à la non dépense d'achat d'électricité et à la revente d'électricité par le biais de certificats verts. Lors de sa séance du mois d'octobre 2007, le Conseil d'Administration de la SWDE a marqué son accord sur un investissement de près de 4 millions d'€ hors TVA pour la rénovation de cette centrale. Les éléments principaux qui seront remplacés sont les 2 turbines d'une puissance unitaire actuelle de 440 kW, en ce compris leur mécanisme de vannage et leur volant d'inertie, les alternateurs et les vannes de garde. Les nouvelles turbines auront une puissance unitaire de 611kW, ce qui permettra d'augmenter la production électrique de plus de 85%. Pourquoi un remplacement en profondeur ? Parce que les turbines sont vieillissantes et largement amorties. De plus, celles-ci alimentent en électricité la station de traitement d'eau de Nisramont, qui elle alimente en eau une grande partie des communes de la Province du Luxembourg. C'est une des raisons d'assurer une production électrique au moyen de turbines afin de sécuriser la production d'eau en cas de panne de courant électrique. Enfin, la pérennité de l'octroi de la totalité des certificats verts n'est pas garantie à ce jour alors qu'un projet d'arrêté du Gouvernement wallon prévoit la réduction de 25 % des certificats verts pour les installations historiques (mises en service avant l'instauration du mécanisme des certificats verts), et ce, afin de favoriser l'installation de nouvelles unités de production d'électricité verte, ou encore, la rénovation en profondeur d'installations existantes (la rénovation en profondeur nécessite le changement des groupes alternateurs et turbines). Pour ces unités de production nouvelles ou renouvelées, l'octroi de certificats verts devrait être garanti pour une nouvelle période de 15 ans (10 années de certificats à 100 % de leur valeur et les 5 dernières années à 25 %). Le certificat vert, qu'est-ce ?Les filières de production d'électricité verte étant généralement plus coûteuses que les filières classiques, elles nécessitent une aide financière pour aider à leur développement. Les filières de production d'électricité verte ne produisent globalement pas (ou peu) d'émissions de CO 2 et ne participent donc pas à l'augmentation du réchauffement climatique. Elles ne posent pas non plus de problème de déchets sur le long terme. Il est donc tout à fait logique que l'Union Européenne et les gouvernements nationaux mettent en place des mécanismes favorisant leur éclosion. Pour soutenir la production d'électricité verte, la Région wallonne a mis en place le système des certificats verts. Ce système permet le développement des énergies renouvelables en Wallonie, afin de remplir les exigences imposées par l'Union européenne, via des quotas annuels d'électricité produite à partir de sources renouvelables. Chaque producteur d'électricité verte, dont l'installation doit être certifiée, reçoit de des certificats verts proportionnellement à sa production d'électricité et au taux d'économie de CO 2 que son installation permet par rapport à une installation classique de référence. Actuellement, un certificat vert correspond à 456 kg de CO 2 évité. Le producteur d'électricité verte dispose donc de deux sources de revenus : l'électricité qu'il produit et les certificats qu'il peut vendre, chaque certificat vert restant négociable pendant 5 ans après sa date d'émission. Pour toute info complémentaire :Contact presse : Lucrèce Licata, Responsable de la Communication externe Date : 05/11/2007 |