12/04/2011 : Le savoir-faire de la Société wallonne des eaux au service de l'Algérie !La Société wallonne des eaux (SWDE) et l'Algérienne des Eaux (ADE) officialisent leur jumelage, à Alger cette semaineCe mercredi 13 avril, à Alger, la Société wallonne des eaux (SWDE), représentée par Philippe Boury, Membre du Comité de direction, et l'Algérienne des Eaux (ADE) officialisaient leur jumelage institutionnel visant à renforcer la capacité de l'Algérienne des Eaux à améliorer la qualité de l'eau distribuée par ses réseaux. Cet important projet s'inscrit dans le cadre d'un programme européen pour lequel la SWDE a été mise en rude concurrence avec des opérateurs italiens, autrichiens et français, publics et privés. C'est la première fois qu'un opérateur belge, wallon de surcroît, emporte ce type de mission. L'Algérie souffre ces dernières années d'un manque d'eau sans précédent, qui s'explique tant par les aléas climatiques que par la forte croissance de la population dans les grands centres urbains. Il y a déjà près de quinze ans que l'ensemble des acteurs de l'eau en Algérie a pris conscience de la nécessité de réformer le système général de gestion de l'eau. On s'est en effet vite aperçu que malgré les coûteux investissements consentis par l'Etat, la satisfaction des besoins restait insuffisante, et que, de plus, la protection quantitative et qualitative des ressources n'était pas assurée de façon satisfaisante. *** Comment la Société wallonne des eaux (SWDE) a-t-elle été choisie pour mener cette mission en Algérie? « En 2009, la SWDE a été reconnue comme organisme mandaté pour la réalisation de ce type de jumelages européens. L'Algérie est un des pays pouvant bénéficier de ce mécanisme et ainsi profiter d'un financement européen. Par l'intermédiaire du Ministère des affaires étrangères, la Belgique, au travers de la SWDE, a introduit une procédure de Jumelage (Twinning). Nous étions en concurrence avec un ministère français, une société italienne et une société autrichienne. Et c'est finalement la SWDE qui a obtenu le contrat. Une première pour une société belge, wallonne de surcroît. D'autant plus que ce type de marché est généralement trusté par les grands états comme la France ou l'Allemagne ! » explique Philippe Boury, Membre du Comité de Direction de la SWDE. Quel est l'objectif poursuivi par un tel jumelage ? « La mission poursuit quatre objectifs distincts :
En clair, nous souhaitons instaurer une réelle amélioration continue dans l'esprit des normes ISO et une auto - surveillance de la qualité de l'eau. Et par conséquent, augmenter la crédibilité des laboratoires régionaux de l'ADE, mettre en place une gestion professionnelle des non-conformités de l'eau et leur faire prendre conscience de l'importance d'une bonne communication » déclare Philippe Boury. Concrètement, comment cela va se mettre en place ? « D'une part, durant toute la durée du jumelage (18 mois), un conseiller résident de la SWDE sera présent sur place. D'autre part, la SWDE enverra une vingtaine d'experts pour des missions spécifiques. Cela permettra la réalisation d'audits, d'ateliers de formation et d'initiation, et la mise en place de moyens de contrôle et d'appropriation des résultats par l'ADE elle-même. A ce jour, quatre missions d'expertises ont déjà été réalisées. Des indicateurs sont mis en place et permettront de contrôler si les résultats escomptés sont atteints » dit le Directeur de la SWDE. Quels sont les atouts de la SWDE pour mener à bien une mission d'une telle envergure ? « Nous avons indéniablement l'expérience et les compétences requises : la Société wallonne des eaux est un organisme public, associant les pouvoirs locaux à ses organes de gestion, qui gère le cycle complet de l'eau potable, tant sur des réseaux en zones rurales qu'en zones urbaines. Nous avons la volonté d'établir des partenariats, comme celui avec l'ADE, pour le soutien et le renfort de services publics existants. Dans ce cadre, nous réalisons des transferts de compétences vers l'opérateur public local, l'ADE, sans objectif de lucre, mais en souhaitant la couverture des frais engagés par la SWDE » affirme le Membre du Comité de Direction, Philippe Boury. Existe-t-il une volonté de la SWDE de s'inscrire durablement dans ce type de démarches ? « Bien entendu. Notre volonté est de tout mettre en uvre pour que cette mission soit couronnée de succès et puisse servir d'exemple pour la mise en place d'autres partenariats entre opérateurs publics de l'eau notamment dans les pays africains par l'intermédiaire du mécanisme du WOP (partenariat entre opérateur d'eau). La SWDE est déjà active au Maroc, Caméroun, Bénin. Le savoir-faire wallon en matière d'eau s'exporte et est reconnu dans le monde » conclut Philippe Boury. Date : 12/04/2011 |