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09/03/2007 : Conférence annuelle des opérateurs du secteur de l'eau

Les principaux intervenants privés et publics du secteur de l'eau en Wallonie réunis à Verviers pour faire le point sur les investissements passés et futurs.

Le contexte général :

L'année 2006 a été le théâtre de nombreux changements pour le secteur wallon de l'eau. La réforme des intercommunales a redessiné (et redessine encore) le paysage des opérateurs du secteur. Par ailleurs, les normes régissant le cycle de l'eau en Wallonie, issues de la législation européenne très stricte en la matière, tendent vers l'application de critères de plus en plus exigeants. Se conformer à ceux-ci implique que des sommes très importantes soient investies dans les grandes étapes du cycle de l'eau que sont la production, la distribution et l'épuration.

La Conférence annuelle du secteur de l'eau :

Ce sont ces investissements qui ont fait l'objet de la Conférence annuelle des opérateurs du secteur de l'eau ce vendredi 9 mars au Polygone de l'eau à Verviers.

Les deux principaux intervenants, M. Pierre Bouhy, Président d'Aquawal, et M. Jean-François Breuer, Président du Comité de direction de la SPGE*, se sont exprimés sur les orientations des futurs investissements, non sans les collationner avec ceux des exercices précédents :

Le secteur de l'eau en Wallonie connaît de nombreux changements. En quoi la récente fusion de la SWDE avec trois intercommunales est-elle un marqueur de ces changements ?

M. P. Bouhy : En fusionnant avec Aquasambre, l'AIE et l'IDEMLS, la SWDE s'inscrit pleinement dans la logique de rationalisation des intercommunales instiguée par le Gouvernement wallon. Elle a également changé de structure, axant dorénavant son activité de distribution sur huit succursales d'exploitation, réparties par sous-bassins hydrographiques en conformité avec la législation européenne. Cela permettra également une intervention et un service de proximité plus efficaces sur le terrain. Par ailleurs, en conservant une structure centrale performante, la SWDE est prête pour répondre aux exigences que les normes de plus en plus strictes en matière de qualité de l'eau imposent.

Au vu du programme d'investissement, la qualité de l'eau semble en effet être une des préoccupations majeures des opérateurs wallons…

M. P. Bouhy : Absolument. Le contrôle de la qualité de l'eau nécessite des moyens très importants. Par conséquent, en termes de budgétisation, c'est le domaine qui connaît la plus forte croissance en 2007. Ainsi, alors que 2,9 millions € étaient inscrits au budget 2006 pour la qualité de l'eau, ce ne sont pas moins de 13,6 millions € qui sont prévus pour l'exercice 2007. Notons qu'il s'agit ici des montants consolidés pour la SWDE, la CILE, l'IDEN, l'IDEA, l'INASEP et l'IECBW, hors frais généraux, frais d'étude et de surveillance

Il faut aussi avoir à l'esprit que par ‘qualité de l'eau', nous visons ici le contrôle de celle-ci par de multiples analyses en laboratoire. Mais de nombreux moyens sont mis en œuvre pour la garantir tout au long de la production et de la distribution.

C'est donc un processus qui commence, sans jeu de mots, à la source ?

M. J-F Breuer : Oui, et c'est pourquoi la protection des captages fait, elle aussi, l'objet d'une attention toute particulière. Ainsi, pour la période 2005-2009, ce sont 74.500.000€ qui seront alloués aux études de délimitation de toutes les zones de prévention, aux actions sur les sites de production et aux actions chez les tiers, qui sont les trois grandes phases de protection des captages. La dernière de celles-ci nécessitera à elle seule un investissement de plus de 36,5 millions € dont 33 millions pour les réalisations de Protectis.

Mais entre le captage et le robinet du client, il y a aussi tout un réseau. Qu'en est-il des investissements à ce niveau ?

M. P. Bouhy : Un des grands objectifs est la modernisation et l'extension du réseau. Ce sont plus de 92 millions € qui sont prévus au budget pour renouveler les conduites les plus âgées et déployer de nouvelles adductions.

Et où en est-on dans le domaine de l'épuration ?

M. J-F Breuer : On peut dire qu'à l'heure actuelle, la Wallonie est équipée à 60% de stations opérationnelles. 20% sont en cours de réalisation, parmi lesquelles Liège Sclessin (150.000 EH), Viesville Canal (46.000 EH), Andenne (20.500 EH) ou encore Liège Oupeye (446.500 EH) qui devrait être opérationnelle courant 2007. Il reste donc environ 20% de stations d'épuration à réaliser pour couvrir l'ensemble de la Wallonie. Ce chiffre est toutefois ramener à 15% pour les stations = 2000 EH.

* Répertoire des abréviations :

· AIE : Association intercommunale pour l'énergie et l'eau

· CILE : Compagnie intercommunale liégeoise des eaux

· EH : Equivalent habitant

· IDEA : Intercommunale de développement économique et d'aménagement de la région

· IDEMLS : Intercommunale des eaux de Mons La Louvière Soignies

· IDEN : Intercommunale de distribution d'eau de Nandrin-Tinlot

· IECBW : Intercommunale des eaux du centre du Brabant wallon

· INASEP : Intercommunale namuroise de services publics

· SPGE : Société publique de gestion de l'eau

· SWDE : Société wallonne des eaux

Date : 09/03/2007

Société wallonne des eaux : 087/87.87.87
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