Fr | De

La production à partir de prises d'eau de surface

Pour l'exploitation des ressources en eau de surface, la SWDE dispose de cinq centres de production :

Les capacités disponibles permettront, à l'avenir, de remplacer dans certaines régions les prises d'eau sollicitant des nappes vulnérables en raison tant de la pollution que de la sécheresse prolongée, et ce grâce à l'adduction d'une eau traitée, fiable tant en qualité qu'en quantité.

Actuellement, les différents complexes alimentent les régions suivantes :

  • complexes de la Vesdre et de la Gileppe : via l'adduction Eupen-Seraing-Thiba, ils desservent les communes du Pays de Herve, de la région de Verviers et de la rive droite de la Meuse. Ces installations sont aussi en mesure de fournir de l'eau en rive gauche de Meuse jusqu'à Thiba. Par ailleurs, à partir de la Gileppe, des conduites d'adduction permettront d'alimenter Francorchamps et Stavelot.
  • complexe de Nisramont : dessert le Nord-Luxembourg (Marche et communes du Nord de la Province de Luxembourg) et le Plateau de Bastogne (jusqu'à Martelange).
  • complexe du Ry de Rome : alimente la région de Couvin, la vallée du Viroin, la zone des barrages de l'Eau d'Heure et les villes de Philippeville et Florennes.
  • complexe de la Transhennuyère : ces installations fournissent de l'eau à la Flandre (VMW) et à la SWDE.
  • complexe de Soignies:
  • complexe d'Ecaussinnes: (.pdf - 801Ko)

Aucune eau naturelle n'est pure. Dans les pays industrialisés, outre la pollution due à la nature du sol et au rejet de déchets d'origine organique (animaux, végétaux), s'ajoute la pollution industrielle qui peut revêtir un nombre pratiquement infini d'aspects.
Pour être qualifiées de potables, les eaux doivent notamment être pratiquement neutres, exemptes de tout organisme pathogène et ne peuvent contenir de matières minérales qu'en proportion strictement limitée.

En conséquence, à de très rares exceptions près, il s'avère nécessaire de traiter les eaux destinées à l'alimentation. C'est la fonction des stations de traitement des eaux annexées aux barrages (Vesdre, Ourthe, Gileppe, Ry de Rome). Il faut signaler que pour ces barrages, d'importantes mesures de protection des bassins versants et des lacs ont été prises, de telle sorte que la pollution urbaine ou industrielle est pratiquement inexistante.

La production d'eau à partir d'eau souterraine

Le sous-sol wallon est particulièrement propice à la formation de nappes aquifères. C'est donc tout naturellement que celles-ci ont été valorisées au vu de leur disponibilité et aussi de leurs meilleures caractéristiques chimiques par rapport aux eaux de surface.

Il existe en Wallonie, trois types de nappes :

  • les nappes de roches meubles où l'eau se loge dans les interstices du sous-sol. Selon la porosité de ce dernier, la circulation y est lente (sables bruxelliens) ou rapide (Thalweg de la Meuse) ;
  • les nappes de roches cohérentes pour lesquelles la roche est peu perméable mais parcourue de fissures. Plus la fissure est large, plus l'eau y circule rapidement. Ex. : Calcaire Carbonifère ;
  • les nappes du manteau d'altération, intermédiaire entre les roches meubles et cohérentes (Massif schisto-gréseux de l'Ardenne).

La majorité des prélèvements en eau pour toute la Région wallonne est d'origine souterraine et représente 80% des prélèvements.

La SWDE prélève en moyenne en eau souterraine près de 114.000.000 m³ en ce compris 12.000.000 m³ en indivision avec la Vlaamse Maatschappij voor Watervoorziening (VMW).

Les principaux prélèvements de la SWDE sont opérés dans les formations géologiques suivantes (en millions de m³/an) :

SWDERW
Alluvions de la Meuse et de ses affluents6,6521
Sables tertiaires du Bruxelliens2,522,4
Craies du Crétacé de Hesbaye4,721,5
Craies du Bassin de Mons15,447,5
Calcaires carbonifères du Bassin de Dinant10,564,4
Calcaires carbonifères du Bassin de Namur35,684,5

Le solde, soit 22.000.000 de m³, est prélevé dans des formations aquifères de plus faible extension et ne permettant pas une production significative.

Les eaux souterraines sont, en général, d'excellente qualité permettant de les distribuer telles quelles avec toutefois, par précaution, l'ajout de désinfectant à base de chlore afin de pouvoir éventuellement faire face à une pollution introduite dans le réseau de distribution.

Certaines eaux souterraines présentent des teneurs excessives en fer et en manganèse ; dans ce cas un traitement est appliqué.

Comme les disponibilités et les caractéristiques chimiques sont plus constantes que celles des eaux de surface, les eaux souterraines contribuent à elles seules pour plus de 80 % des volumes d'eau captés en Wallonie et destinés à la fourniture d'eau potable.

La plupart des communes de la Wallonie bénificient d'une alimentation en eau potable à partir de ressources en eau souterraine.

Notre production d'eau

L'eau produite par la Société wallonne des eaux provient essentiellement de captages dans les eaux souterraines mais également de prises d'eau de surface (lacs, rivières, barrages).

La Société wallonne des eaux capte et prélève annuellement un peu plus de 153.000.000 m³.

Les eaux souterraines sont d'excellente qualité et ne nécessitent, en général, que l'ajout d'un désinfectant à base de chlore.

Par contre, les eaux de surfaces sont soumises à la pollution naturelle et industrielle ce qui impose divers traitements plus ou moins complexes afin de les rendre potables.

Consultez aussi :

Société wallonne des eaux : 087/87.87.87
Powered by AToms© logo AToms  AnySurfer, label de qualité belge pour les sites internet accessibles, janvier 2008.